XV de France féminin : un titre à portée de crampons, mais un piège à déjouer d'abord
Pour un premier titre dans le Tournoi des Six Nations depuis 2018, le chemin des Bleues du XV de France passera par l’Écosse samedi 9 mai, après un début de compétition quasi réussi, avant de se frotter à l’Angleterre en bouquet final.
Après les trois premiers matchs du nouveau sélectionneur François Ratier, les Bleues ont le même nombre de points que les Anglaises : un 15 sur 15 parfait grâce à trois victoires bonifiées contre l’Italie (40-7), le Pays de Galles (38-7) et l’Irlande (26-7). Mais elles sont deuxièmes à la différence de points marqués/encaissés et il semble peu probable qu’elles parviennent à combler cet écart (+136 contre +83) pour aborder la dernière journée en tête.
Prendre le plus de points possible contre l’Écosse
L’avance des Anglaises sur la différence de points provient toutefois de leur carton contre… l’Écosse, balayée 84-7 lors de la deuxième journée, dans un match pourtant joué dans l’antre de Murrayfield, et non le Hive Stadium mitoyen auquel aura droit le XV de France féminin.
Qu’importe, « on ne parle pas de l’Angleterre », a assuré François Ratier dans la semaine en marge de l’annonce de la composition d’équipe. Malgré le bilan comptable, il reste encore du travail à cette équipe, et notamment de trouver la clé pour débloquer des débuts de matches ratés et des premières périodes bien inférieures aux prestations des seconds actes. « Les trois entames sont similaires, c’est-à-dire qu’on rend tout de suite le ballon à l’adversaire et après on est obligé d’utiliser une défense solide. On ne peut pas se permettre de commencer comme ça. »
Mettre l’accent sur l’entame du match
« Encore une fois cette semaine on a vraiment mis l’accent sur ces 20 premières minutes », pour que ces difficultés ne se reproduisent plus, a assuré le sélectionneur. « C’est à nous aussi de prendre les cartes en main », plaide la pilier Assia Khalfaoui : « On se repose beaucoup sur les épaules du staff, mais c’est nous sur le terrain. Il faut que nous, on trouve un moyen déjà de se réveiller dès la première minute à l’entraînement », pour reproduire l’attitude en match.
Le sélectionneur a gardé sa confiance dans son groupe, avec un seul nouveau nom dans les 23 sur la feuille de match, la pilier droit remplaçante Annaëlle Deshaye. Mais il a aussi fait trois changements dans son pack, récompensant notamment les entrées puissantes de la troisième ligne Charlotte Escudero et de la deuxième ligne Siobhan Soqeta lors des matchs précédents.
Sept changements côté écossais
De quoi parfaire les automatismes contre une équipe sur le papier pas au même niveau, et qui sort d’une lourde défaite en Italie (41-14). Une claque qui a poussé le sélectionneur écossais à faire sept changements, avec notamment les retours de Rhona Lloyd à l’aile et Louise McMillan en deuxième ligne.
« On sait qu’on pourra essayer de les faire bouger pour qu’elles soient un peu plus vite fatiguées que nous, parce que je pense qu’on est en avance sur certaines équipes en termes de cardio et de déplacement », a estimé durant la semaine la troisième ligne Léa Champon. « Des matchs comme ça, dans l’histoire du sport il y en a plein, et c’est toujours la même histoire, si on néglige l’adversaire juste par son classement, on s’expose à des grosses déconvenues », a tout de même prévenu François Ratier.
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