Édition du Nord
Select Edition
Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

Le moment où Ramos a appris qu'il passerait d'arrière à ouvreur : « il a continué à jouer à la belote »

Par AFP
LILLE, FRANCE - 22 février 2026 : Thomas Ramos, du XV de France, échappe au plaquage d’Ange Capuozzo (Italie) avant d’inscrire le troisième essai de son équipe lors du match du Tournoi des Six Nations Guinness 2026 entre la France et l’Italie, au Stade Pierre-Mauroy de Lille. (Photo : David Rogers/Getty Images)

Au rugby « il n’y a pas de surhommes », assurait Fabien Galthié, avant la visite du XV de France à Cardiff il y a une semaine. Pour sa 50e sélection dimanche 22 février sous le maillot bleu, contre l’Italie (33-8), Thomas Ramos a pour une fois montré qu’il était humain, alternant l’excellent et le moyen.

ADVERTISEMENT

Au dernier moment, le Toulousain avait dû passer de son poste habituel d’arrière à celui d’ouvreur – pour sa septième fois seulement en bleu – pour pallier le forfait de dernière minute du 10 de l’UBB Matthieu Jalibert samedi soir, touché à un mollet.

« Quand je le lui ai annoncé, il jouait aux cartes et ça ne l’a pas dérangé, il a continué à jouer aux cartes, il jouait à la belote je crois. Ce n’est pas quelque chose qui l’a fait trembler », a expliqué Fabien Galthié dimanche, après la rencontre.

VIDEO
Rencontre
Six Nations
France
33 - 8
Temps complet
Italy
Toutes les stats et les données

S’il n’était pas stressé, tout n’a pas été parfait pour le Toulousain sous le toit fermé du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, avec une passe interceptée (10e) puis un coup de pied direct en touche (12e) pour commencer.

Mais il a aussitôt montré son mental d’acier, avec un superbe 50-22 dans la minute suivante, avant de marquer le huitième essai de sa carrière internationale à la 29e minute à la conclusion d’une percée de 70 m d’Emilien Gailleton.

Après avoir atteint le cap des 500 points en équipe de France contre l’Irlande pour l’ouverture du Tournoi, l’arrière toulousain a fait grimper son compteur à 527 points dimanche, avec huit points au pied en complément (quatre transformations).

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Six Nations (FR) (@sixnations_fr)

ADVERTISEMENT

Et il a aussi montré que si le XV de France a un patron incontournable avec son demi de mêlée Antoine Dupont, elle a un autre leader avec lui. Compétiteur acharné, rugbyman aux pieds de footballeur, métronome face aux poteaux, Ramos, 30 ans, a sans doute atteint sa plénitude. Même si dimanche il a parfois péché par précipitation, comme sur ce long coup de pied le long de la ligne de Menoncello qu’il tente de sauver pour Attissogbe isolé dans l’en-but bleu, offrant son seul essai du match à la Nazionale.

« Avec deux secondes d’avance sur tous les autres »

Ramos serait même le meilleur joueur du monde, selon Laurent Labit, le manager de Perpignan, ancien entraîneur des lignes arrières du XV de France, dans les colonnes du Midi Olympique récemment. « Thomas Ramos joue un jeu différent, à un rythme plus rapide, avec deux secondes d’avance sur tous les autres. C’est un joueur exceptionnel, le meilleur parmi les meilleurs », a ajouté récemment un des grands noms du rugby irlandais, le manager de La Rochelle Ronan O’Gara, dans une chronique pour l’Irish Examiner.

Et il impressionne ses partenaires. Que ce soit par ses relances de funambules ou ses coups de génie sortis de nulle part, comme cette passe en demi-volée de l’extérieur du pied gauche pour envoyer Bielle-Biarrey à son second essai contre le XV du Trèfle pour l’ouverture du Tournoi au Stade de France le 5 février.

« C’est un jeu au pied désespéré. Mais je ne vais pas vous dire que je l’ai fait exprès », avait-il concédé après la rencontre : « quand je revois l’image et que je vois comment je touche le ballon, je constate que j’ai quand même eu beaucoup de chance ».

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par France Rugby (@francerugby)

ADVERTISEMENT

Désespéré mais efficace, comme cette magnifique passe au pied à la 71e minute dimanche pour le premier essai de l’ailier toulonnais Gaël Dréan, l’essai du bonus, ou cette passe au cordeau pour le cinquième essai bleu signé Gailleton (77e). « J’ai l’impression qu’il lit et qu’il voit beaucoup d’espace avant la majorité des autres joueurs sur le terrain », expliquait récemment l’ailier palois Théo Attissogbe.

Joueur extraordinaire, qui s’exprime au maximum quand le jeu se débride, le Toulousain est aussi un insupportable parleur sur les terrains. Un de ces joueurs qu’on adorerait détester s’il ne portait pas le maillot bleu, toujours dans la provocation par rapport aux adversaires, l’œil gouailleur, la remarque acérée.

« Oui, il parle beaucoup », a reconnu Patrick Arlettaz, l’entraîneur des lignes arrière bleues : « Il a cette hauteur, à un moment donné, pour analyser les situations. Il est dans une aide collective tout le temps. Le danger des fois, quand on est dans cette aide collective, c’est d’oublier de jouer, d’être un joueur avant tout. Et il n’oublie pas, donc pour l’instant c’est plutôt chouette ».

Related

Six Nations picks

Anticipez le parcours de votre équipe vers le titre du Tournoi des Six Nations grâce à notre jeu de pronos !

ADVERTISEMENT
Play Video
LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Long Reads

Comments on RugbyPass

Close
ADVERTISEMENT