En première ligne, Assia Khalfaoui se régale : « Ça a toujours été ma destinée d'être pilier »
Qui a dit que pilier était un rôle ingrat ? Pas Assia Khalfaoui en tout cas qui, avant de connaître sa 41e sélection face à l’Ecosse samedi, a déclaré sa flamme pour ce poste où elle excelle et prend du plaisir.
« Ce qui me plaît, c’est que le profil, l’image du pilier a beaucoup changé. C’est une joueuse qui va pouvoir jouer au ballon, être dynamique, qui peut être autant utilisée en attaque qu’en défense. C’est un poste qui est encore plus complet, qui a beaucoup de tâches », a-t-elle expliqué mardi à Marcoussis.
Performante depuis le début du Tournoi des Six Nations, la Clermontoise se révèle fiable et endurante : désignée joueuse du match lors de la première rencontre face à l’Italie (40-7), elle n’a été remplacée qu’à la 67e minute face à l’Irlande (26-7), une rareté à ce poste.
Une montée en grade, aussi, sous l’égide du nouveau sélectionneur François Ratier, elle qui était sur le banc lors de la dernière Coupe du monde.
🔥 Samedi, nouveau défi pour nos ?????? !
Voici la compo du #XVdeFrance pour affronter les écossaises à Édimbourg ce samedi à 17h15 !🏴🇫🇷
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L’amour du jeu et des fondamentaux
Les avants ont un rôle important dans le nouveau système offensif des Bleues, avec des passes rapides pour contourner des défenses qui montent et trouver des intervalles. C’est cela qui correspond aux qualités d’Assia Khalfaoui, reconnue comme une joueuse technique.
« L’image que le pilier avait avant, ballon porté, mêlée, ruck, c’est un peu terminé. C’est une nouvelle ère et aujourd’hui tu peux faire ce que tu veux. Surtout si tu as la conviction et que tu as envie de jouer. Ce n’est pas le poste qui va te dire qu’il faut que tu joues comme ça ou comme ça. Il y a une liberté de jeu qui est folle et il ne faut vraiment pas se baser sur des préjugés », insiste la triple championne de France avec le Stade bordelais (2023 à 2025).
Mais la première ligne apprécie aussi les fondamentaux, et notamment la mêlée. « C’est un peu une guerre d’ego et forcément, c’est toujours plaisant parce que tu as envie de montrer à l’adversaire que tu es meilleure qu’elle. Et j’aime cette petite guerre qu’il y a aussi, c’est notre moment. »
La joueuse qui a commencé à Pont-du-Casse avant de rejoindre la ville voisine d’Agen puis Bordeaux et maintenant Clermont, a longtemps évolué avec les garçons avant de passer avec les filles, où elle a été installée comme pilier : « Ça m’est déjà arrivé de dépanner à un ou deux postes, mais c’était l’histoire d’un ou deux matchs. Ça a toujours été ma destinée d’être pilier. »
Reste désormais à écrire une autre histoire, celle du XV de France, en remportant des titres, ce qui n’a pas été accompli depuis le Tournoi 2018.
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