A partir de la saison 2026-2027, le TMO devient maître des angles
Lors du stage de pré-saison des arbitres à Loudenvielle, dans les Hautes-Pyrénées, en cette fin juillet, l’accent a été mis sur un élément central qui devrait bouleverser la saison 2026-2027 : l’arbitrage vidéo qui va entrer dans une nouvelle ère, plus lisible et surtout plus réactive.
Le changement est simple à comprendre, mais ses effets peuvent être profonds sur le rythme des matchs et la perception des décisions.
Pourquoi le système actuel prenait trop de temps
Jusqu’ici, le TMO dépendait entièrement du diffuseur (en l’occurrence Canal + pour le Top 14 et la Pro D2, par exemple). L’arbitre vidéo regardait le match en direct, ainsi qu’un autre flux en léger différé de dix secondes, mais sans accès direct aux ralentis ni au choix des angles. Pour vérifier une action, il devait donc demander à la régie, attendre qu’un ralenti lui soit proposé, puis composer avec les images fournies. Ce fonctionnement rallongeait les délais et limitait sa marge d’analyse.
Désormais, le TMO va pouvoir reprendre la main sur les images. Concrètement, plusieurs angles lui seront accessibles en permanence, qu’il pourra consulter instantanément. Il n’attendra donc plus qu’un réalisateur lui propose un plan, il choisira lui-même les séquences utiles, celles qui permettront de trancher. Un technicien dédié, présent sur chaque match, devra l’accompagner pour rendre ce tri plus rapide et plus précis.
Une procédure plus claire pour l’arbitre central
Ce basculement change la logique de décision. L’arbitre vidéo pourra d’abord vérifier une action en autonomie, sans interrompre immédiatement le jeu. S’il identifie un doute réel, il alertera l’arbitre central et ensemble, ils disposeront alors d’images déjà sélectionnées, prêtes à être exploitées.
Pour le public, l’évolution sera tout aussi importante. L’arbitre vidéo devra en effet sélectionner en amont les deux angles les plus utiles pour trancher sur une action litigieuse et ceux-ci seront diffusés en même temps sur l’écran géant. « Avant, on ne pouvait pas trier les angles, il en fallait deux ou trois qui ne permettaient pas forcément de décider. Là, on peut présenter ceux qui permettent de décider. Le plus vite possible, bien sûr, mais c’est une ambition, pas une obsession. L’obsession, c’est le mieux possible », souligne Nathalie Millet, officielle de match citée par nos confrères du Midol.
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