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Zondagh : « Quand je suis arrivé à Toulouse, Dupont avait encore des points à améliorer »

AB Zondagh (avec le bonnet) aux côtés de Duhan van der Merwe et Jamie Ritchie en 2022, quand le technicien sud-africain était en charge de l'attaque de l'équipe nationale d'Ecosse. (Photo by Mark Runnacles/Getty Images)

L’entraîneur adjoint du LOU AB Zondagh évoque le cas Baptiste Couilloud, non convoqué en équipe de France et fait le parallèle avec Antoine Dupont, qu’il a connu à Toulouse.

Fabien Galthié a des problèmes de riche. Avec Nolan Le Garrec, Maxime Lucu, Baptiste Couilloud, Baptiste Serin et bien sûr Antoine Dupont, le sélectionneur de l’équipe de France dispose de cinq demis de mêlée de très haut niveau.

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Il en laisse logiquement toujours deux sur le carreau quand il annonce les joueurs retenus en sélection, et les deux Baptiste en font souvent les frais. Derrière l’incontournable Dupont, Galthié privilégie le développement du jeune et talentueux Le Garrec et la sérénité d’un Lucu fiable en toutes circonstances aux arabesques du Toulonnais et du Lyonnais.

Pour RugbyPass, l’entraîneur adjoint en charge de l’attaque du LOU AB Zondagh a accepté de décrypter le profil de Couilloud, et les raisons – d’après lui – qui l’empêche de jouer plus souvent en bleu malgré des états de service brillants en club : huit essais en 13 matchs de Top 14 cette saison, 21 essais l’an dernier dont trois en avec les Bleus.

« L’équipe de France s’appuie sur certaines compétences qu’un 9 doit posséder »

« L’équipe de France a un style de jeu spécifique, et elle s’appuie sur certaines compétences clés qu’un demi de mêlée doit posséder », avance le technicien sud-africain.

« Il [Couilloud] est très explosif, va très vite. Il a une très bonne compréhension du jeu. La France a la chance d’avoir beaucoup de 9 de talent, et un joueur comme lui a du mal trouver sa place dans cette équipe. »

Un constat également valide pour Baptiste Serin, capitaine de l’équipe de France en juillet dernier en Argentine, convoqué mais sans temps de jeu en novembre, et absent en janvier.

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« Il y a sans doute trois ou quatre demis de mêlée en France qui sont chez eux et qui peuvent se dire ‘Je pourrais faire partie de cette équipe’. Si on regarde six ou dix ans en arrière, la France ne disposait pas d’un tel réservoir sur ce poste. Parfois, tu es le bon joueur au mauvais moment », dresse un Zondagh fataliste.

Le partenaire de Couilloud à Lyon, l’ouvreur Léo Berdeu, a plus de raisons d’être déçu, estime l’adjoint de Karim Ghezal. Avec les bobos et les incertitudes qui frappent la première ligne bleue, le staff a convoqué huit piliers, empiétant sur d’autres postes.

« Je crois que l’on peut développer l’individu, quel que soit son niveau »

Celui de demi d’ouverture par exemple ne compte que deux spécialistes, Romain Ntamack et Matthieu Jalibert. Les doublures, en cas de besoin, seront assurées par Dupont et Thomas Ramos, qui préfère toutefois jouer arrière.

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Le jeune technicien (38 ans) pense toutefois que ses joueurs actuels ont toutes les qualités pour progresser et intégrer le cercle très fermé des habitués de Marcoussis. « Ma philosophie de coach n’a jamais changé. Je crois que l’on peut développer l’individu, quel que soit son niveau. »

Passé par les Sharks, Toulouse, l’équipe nationale d’Écosse et maintenant Lyon, Zondagh a déjà côtoyé quelques grands noms du rugby mondial, dont la superstar Antoine Dupont.

« Quand je suis arrivé à Toulouse (en 2019, NDLR), Dupont – qui est l’un des meilleurs joueurs du monde – avait encore des points à améliorer. Mon approche est toujours identique, quels que soient les joueurs. Je les analyse, on s’assoit et on fait un plan : que va-t-on travailler ? Quels sont tes points forts ? Que peut-on faire pour te faire progresser ?

« Ensuite, la clé consiste à connecter ces joueurs pour qu’ils aient des réactions et des repères communs, peu importe la situation sur le terrain. C’est là que réside la véritable magie. Mais cela prend du temps, cela ne se fait pas du jour au lendemain. »

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G
GrahamVF 21 minutes ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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