Une nouvelle réglementation plus stricte adoptée sur la technique de plaquage
Les lois du jeu évoluent encore dans un souci de préservation de la santé des joueurs. Les changements vont porter sur le plaquage. Ceux dits « pivotants » et ceux à genoux vont être désormais interdits et sanctionnables par l’arbitre.
Les plaquages « pivotants » sont ceux où le plaqueur utilise son poids pour faire tomber un joueur au sol puis se laisse tomber sur les jambes du porteur du ballon par derrière, a précisé la fédération internationale de rugby dans son communiqué.
Le plaquage « avec genou(x) à terre » est celui où le plaqueur a un genou ou les deux genoux au sol au moment de déclencher son plaquage. Ces deux types de plaquages seront au moins sanctionnés d’une pénalité, a précisé World Rugby, parlant de « modifications essentielles pour la santé du joueur».
Éliminer les plaquages dangereux du jeu
Ce changement du règlement est l’un des résultats de la dernière réunion du « Shape of the game », forum mondial annuel d’échange sur l’avenir du rugby, organisée en février à Londres. Il était « clairement apparu que les plaquages pivotants, bien que rares, pouvaient causer des blessures graves aux jambes. Il était également évident que les plaquages avec genou(x) à terre étaient en augmentation », a commenté Brett Robinson, le président de World Rugby, et « nous avons agi rapidement pour veiller à ce que les plaquages dangereux de cette nature soient éliminés du jeu dès ce week-end. »
Geste central dans le rugby, le plaquage est très encadré, la Fédération internationale réfléchissant même à en abaisser la hauteur limite. S’il est actuellement toujours autorisé de plaquer jusqu’au niveau des épaules, une expérimentation a ainsi été menée lors du dernier championnat du monde des moins de 20 ans en Géorgie cet été pour autoriser le plaquage
jusqu’à la base du sternum.
Un tel abaissement a déjà été imposé en juin par World Rugby pour les joueurs amateurs. La généralisation de cette mesure doit permettre de réduire le nombre de plaquages debout, qui sont les plus susceptibles de provoquer des impacts
évitables à la tête.