Tevita Tatafu retenu pour les prochaines tournées du Japon ?

Par Willy Billiard
Le numéro huit tongien de Bordeaux Tevita Tatafu plaqué par l'ailier de Toulouse Arthur Retiere et le centre de Toulouse Paul Costes (2L) lors du match de Top14 entre l'Union Bordeaux-Begles (UBB) et le Stade Toulousain Rugby (Toulouse) au stade Matmut Atlantique de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, le 24 mars 2024. (Photo by ROMAIN PERROCHEAU / AFP) (Photo by ROMAIN PERROCHEAU/AFP via Getty Images)

International japonais, né aux Samoa et élevé aux Tonga, le troisième-ligne Tevita Tatafu illumine le Top 14 avec l’UBB depuis son arrivée en France à l’été 2023. A ne pas confondre avec l’autre Tevita Tatafu qui évolue dans le Top 14. Le pilier droit de Bayonne (21 ans) est en fait son cousin.

ADVERTISEMENT

Si le Tevita Tatafu de Bayonne souhaiterait devenir un jour international français (on le présente comme le futur Uini Atonio), ce n’est pas le cas du Tevita Tatafu de Bordeaux qui compte déjà 16 sélections avec le Japon depuis 2016 (première cape contre la Corée), dont trois contre la France (juillet et novembre 2022).

Il n’a jamais fait mystère de son envie de rejouer avec les Brave Blossoms avec lesquels il s’était entraîné en prévision de la Coupe du Monde de Rugby 2023 avant qu’une blessure à la main ne mettre fin à ses espoirs d’y participer. « J’étais vraiment au plus bas moralement à cette période », admettra-t-il face à nos confrères de Sud-Ouest.

Arrivé pour deux saisons à l’Union Bordeaux-Bègles en provenance de l’équipe japonaise des Suntory Sungoliath pour la saison 2023-2024, le numéro 8 (28 ans, 1,83 m, 120 kg) semblerait toujours intéresser le nouveau coach du Japon, Eddie Jones, qui pourrait bien l’appeler dans son squad en prévision des prochaines tournées d’été et d’automne.

Une perspective intéressante quand on sait que le Japon jouera contre la France le samedi 9 novembre prochain au Stade de France.

Il a commencé trois-quarts centre

Tevita Tatafu a commencé à jouer au rugby à 8 ans, d’abord en tant que trois-quarts centre jusqu’au lycée avant de switcher. « A l’époque, l’équipe avait besoin de plus de puissance devant, alors je suis passé troisième-ligne centre. Ça s’est plutôt bien passé. Maintenant, je ne pourrais plus revenir en arrière, c’est trop tard », confiait-il à Sud-Ouest au début du mois.

Arrivé au Japon à 14 ans – « je suis arrivé en t-shirt et en tongs alors qu’il neigeait » – il marque vite les esprits dans les championnats lycéens et universitaires jusqu’à intégrer l’équipe des U20 pour le Championnat du Monde en 2015 et 2016. En Italie, il est battu 7-43 par les Bleuets d’Anthony Jelonch. L’année suivante au Royaume-Uni, il s’incline deux fois, 14-46 (dans la poule C) et 27-41 (en demi-finale pour la 9e place) contre la bande à Antoine Dupont et Peato Mauvaka qui compte dans ses rangs deux de ses futurs coéquipiers de Bordeaux aujourd’hui : Damian Penaud et Romain Buros.

ADVERTISEMENT

Sous l’aile de son compatriote tongien Ben Tameifuna, Tevita Tatafu a mis peu de temps à s’adapter en France où il est vite devenu indispensable avec des stats impressionnantes : 16 matchs joués (sur 21) dont 13 comme titulaire, 1020 minutes de temps de jeu, trois essais, 58 plaquages cassés, 135 plaquages réussis (94% de réussite), 5 ballons grattés, 160 courses, 16 offloads et 3 franchissements.

On comprend mieux pourquoi Eddie Jones le garde sous le coude et qu’il demande à l’UBB de bien veiller sur lui.

ADVERTISEMENT

Join free

LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Be the first to comment...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Features

Comments on RugbyPass

FEATURE
FEATURE Brumbies the best team in Australia but still nothing to show for it Brumbies the best team in Australia but still nothing to show for it
Search