Rugby Australia séduit par la réactivité de France 2023

Par Willy Billiard
PARIS, FRANCE - OCTOBER 15: A fan of France wearing fancy dress poses for a photo outside the stadium prior to the Rugby World Cup France 2023 Quarter Final match between France and South Africa at Stade de France on October 15, 2023 in Paris, France. (Photo by Mike Hewitt/Getty Images)

Dans un entretien accordé à RMC Sport, le directeur général de Rugby Australia Phil Waugh a salué l’organisation de la Coupe du Monde de Rugby 2023 en France.

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« Il y a toujours des défis à relever quand on accueille un évènement aussi grand dans tant d’endroits différents. Donc ce n’était pas surprenant de constater certains défauts d’organisation au début », a-t-il déclaré à nos confrères.

Début chaotique à Marseille

Le patron du rugby australien fait notamment référence au premier match chaotique de la Coupe du Monde à Marseille le 9 septembre où bon nombre de supporters anglais étaient arrivés en retard dans le stade.

« Nous n’avons connu qu’une difficulté à Marseille, lors du match entre l’Angleterre et l’Argentine », s’était excusé Jacques Rivoal, président de France 2023 à l’occasion d’un point hebdomadaire le 27 septembre. « C’est simplement qu’une seule ligne de métro dessert le stade sur deux arrêts et que les spectateurs avaient mal été informés. On ne leur avait pas dit qu’il ne fallait pas forcément descendre au premier arrêt et qu’ils pouvaient se répartir sur les deux.

« Cela avait créé un goulot d’étranglement à l’arrivée au stade. Dès le lendemain, on a pris les choses en main et renforcé la communication via les réseaux sociaux, les SMS, les mails, les messages sonores dans le métro et le village rugby de Marseille, afin d’informer les spectateurs qu’ils devaient arriver en avance aux matchs.

« Depuis, tout s’est bien passé et 99,9 % des spectateurs ont pu rentrer dans les stades avant les coups d’envoi. Il s’agissait de petits réglages à affiner pour que l’expérience des spectateurs soit optimale. »

Le bière-gate

Mais Phil Waugh, ancien troisième-ligne aile des Wallabies (79 sélections), rappelle dans le même entretien une autre anecdote qui est restée en travers de la gorge des supporters : l’impossibilité de boire de la bière dans plusieurs stades.

« On le sait bien, être à court de bière pour un match de rugby n’est pas bon ! Il était important de s’ajuster rapidement », a-t-il remarqué.

Là encore, les organisateurs avaient dû s’expliquer. Arguant qu’il n’y avait pas eu de « pénurie », le manque d’efficacité des tireuses à bière était, selon eux, dû à « la canicule intense de septembre ». « Les fans ont consommé plus que d’habitude. Nous avions prévu des volumes suffisants pour aller au-delà des records de consommation dans les stades. Sauf que ces records ont été battus », avait expliqué le 12 septembre directeur général du comité d’organisation, Julien Collette.

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« Sur je ne sais plus quel match, on était à plus de 130 000 pintes servies alors que le record était de 90 000. La température particulièrement élevée pendant le mois de septembre et octobre nous a aidé en ce sens-là. Sur le plan économique, c’est positif », avait ajouté Jacques Rivoal un mois plus tard.

Vite identifié, vite résolu

Force est de constater que sur les quelques désagréments rapidement identifiés, les organisateurs avaient su rectifier le tir très vite.

« J’ai trouvé que la Coupe du Monde était de mieux en mieux au fur et à mesure de la compétition. C’est grâce à la flexibilité du comité organisateur, sa réactivité », a salué Phil Waugh venu prendre des conseils en France pour l’organisation de la prochaine Coupe du Monde de Rugby en 2027 en Australie.

« On ne peut pas faire 100% des choses bien, mais globalement je trouve que c’était remarquable. »

« On a eu nos amis australiens qui sont venus faire une mission d’observation pour préparer la prochaine Coupe du Monde qui aura lieu chez eux. Ils ont été impressionnés », avait d’ailleurs souligné Jacques Rivoal le 18 octobre.

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Comments on RugbyPass

P
Poorfour 4 hours ago
The AI advantage: How the next two Rugby World Cups will be won

AI models are really just larger and less transparent variants of the statistical models that have been in use since Moneyball was invented. And a big difference between the Icahn centre’s results and AI today is that ChatGPT-like Large Language Models can explain (to some degree) how they reached their conclusions. In terms of what impact they will have, I suspect it will have two primary impacts: 1) It will place a premium on coaching creativity 2) It will lead to more selections that baffle fans and pundits. Analysts will be able to run the models both ways: they will see their own team’s and players’ weaknesses and strengths as well as the opposition’s. So they will have a good idea at what the other team will be targeting and the decisive difference may well be which coaches are smart enough to think of a gameplan that the other side didn’t identify and prepare for. For players, it places a premium on three key things: 1) Having a relatively complete game with no major weaknesses (or the dedication to work on eliminating them) 2) Having the tactical flexibility to play a different game every week 3) Having a point of difference that is so compelling that there isn’t a defence for it. (3) is relatively rare even among pro players. There have been only a handful of players over the years where you knew what they were going to do and the problem was stopping it - Lomu would be the classic example. And even when someone does have that, it’s hard to sustain. Billy Vunipola in his prime was very hard to stop, but fell away quite badly when the toll on his body began to accumulate. So coaches will look for (1) - a lack of exploitable weaknesses - and (2) - the ability to exploit others’ weaknesses - ahead of hoping for (3), at least for the majority of the pack. Which is likely to mean that, as with the original Moneyball, competent, unshowy players who do the stuff that wins matches will win out over outrageous talents who can’t adapt to cover their own weaknesses. Which will leave a lot of people on the sidelines sputtering over the non-inclusion of players whose highlights reels are spectacular, but whose lowlight reels have been uncovered by AI… at least until the point where every fan has access to a sporting analysis AI.

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