« On s'est parlé avec le banc » : comment Oyonnax a renversé son barrage face à Valence-Romans
Oyonnax a été la première équipe à se qualifier pour la demi-finale de Pro D2 en s’imposant sur Valence-Romans (39-14), jeudi 21 mai à domicile en match de barrage. Le 29 mai, les “Oyomen”, quatrièmes de la saison régulière, affronteront Vannes, leader du championnat, en Bretagne (à 21h).
« C’est une première étape vers où on veut aller. Et puis le faire en plus ici à Mathon, c’est beaucoup d’émotions et beaucoup de bonheur », expliquait le trois-quarts centre François Joly après la rencontre.
Avec cette qualification, ils sont sur quatre victoires de rang et sept succès sur leur neuf derniers matchs. Ils ont coiffé les Drômois, équipe surprise de la saison, sur le fil, pour la 4e place.
La seconde période, celle de tous les dangers
Mené rapidement sur une pénalité de Lucas Meret (3-0, 10e), puis 8-3 après un essai de Ilia Spanderashivili pour les Damiers (33e), Oyonnax a pris l’avantage en fin de première période par un essai de Uzair Cassiem alors que le pilier valentinois, Vincent Vial était, dans le même temps, sanctionné d’une exclusion temporaire (10-8, 36e).
Une pénalité de Zack Holmes dans le temps additionnel (40e+2) a ensuite permis à son équipe de mener 13-8 à la mi-temps.
Oyonnax a fait la différence en début de seconde période grâce notamment à l’entrée efficace de ses remplaçants.
« On s’est parlé avec le banc, on voulait apporter beaucoup d’énergie. Je pense qu’on a réussi à le faire. Et puis les leaders aussi ont réussi à faire switcher le match dans le bon sens sur la seconde période. On a réussi à tenir le bras de fer sur la première mi-temps, malgré le fait qu’on ait fait des erreurs, on n’a pas pris tant de points que ça. Et au final on arrive à dérouler sur la 2e mi-temps », confirmait Joly.
Le banc, l’énergie décisive
Après un moment de domination des Drômois, deux essais d’Enzo Reybier et Karim Qadiri transformés par Holmes (52e, 60e) ont été décisifs pour les Aindinois (27-14, 60e). Ceux obtenus par Ali Oz (68e) et Kevin Lebreton (71e) ont ensuite aggravé l’écart.
« On voulait leur mettre beaucoup beaucoup de pression, chose qu’on a réussi à faire partiellement en première mi-temps, et on a réussi vraiment plus les mettre sous pression en deuxième mi-temps. Je pense c’est ce qui nous a permis de prendre le large en deuxième mi-temps », analysait le centre.