Pourquoi Louis Picamoles s’engage en politique

Par Willy Billiard
17 October 2015; Louis Picamoles, France, after conceeding a try. 2015 Rugby World Cup, Quarter-Final, New Zealand v France. Millennium Stadium, Cardiff, Wales. Picture credit: Stephen McCarthy / SPORTSFILE (Photo by Sportsfile/Corbis/Sportsfile via Getty Images)

On connaissait Fabien Pelous élu local (conseiller municipal en Haute-Garonne) ou même Jean-Pierre Garuet élu municipal à Lourdes. Dernier entrant dans le club de ces internationaux qui s’engagent en politique : Louis Picamoles.

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L’ancien troisième-ligne centre aux 82 sélections (jusqu’en 2019), l’un des meilleurs numéros 8 français, passé par Montpellier, le Stade Toulousain, Northampton et l’Union Bordeaux-Bègles, a répondu favorablement à l’appel de Willy Schraen, patron de la fédération française des chasseurs, pour l’accompagner sur une liste à forte connotation rurale pour les élections européennes du 6 au 9 juin 2024.

Lancée début décembre, la liste d’Alliance rurale se présente comme apolitique, souhaitant avant tout « préserver nos modes de vie et nos cultures françaises », comme le chef de file l’a expliqué lors de la conférence de presse de lancement le 5 décembre.

Cet engagement à défendre la ruralité, c’est clairement ce qui a motivé Louis Picamoles à se présenter.

Un projet d’élevage de chèvres abandonné

« Je ne suis pas chasseur, pêcheur ou un afficionados des corridas », explique-t-il sur le site Actu Rugby.

« La partie agricole et élevage me rapproche le plus de cette liste. Pour autant, mon père était chasseur. J’ai grandi dans un cadre rural et j’ai eu cette liberté de choisir. Je veux que mes enfants aient cette liberté de choix sans être décriés, attaqués ou bloqués par des difficultés administratives ou un trop plein de normes. »

Lui-même a dû faire face à la machinerie administrative alors qu’il s’était lancé dans un projet familial d’élevage de chèvres. « Nous avons pris la décision d’arrêter ce projet à cause de difficultés diverses : administratives, la hausse des prix des matériaux, des matières premières et l’explosion des taux bancaires », reconnait-il.

Voir et agir de l’intérieur

« Aujourd’hui, être agriculteur c’est survivre. C’est le cas pour beaucoup de professionnels. Pour d’autres, c’est s’arrêter car ils n’ont pas la capacité de continuer. Ce n’est pas un manque d’envie mais il y a une question de moyens. Aujourd’hui, entreprendre dans ce domaine c’est devenu très compliqué alors qu’on en a besoin », insiste-t-il.

« Je ne suis pas un politicien. Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé partir dans ce genre d’aventure. Ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas. J’avais un avis négatif sur la politique. J’avais arrêté de croire en ce milieu. On entend beaucoup de choses et ce n’est pas souvent suivi d’actes. C’était ma vision de citoyen.

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« Là, je vais vivre les choses de l’intérieur. Je vais pouvoir chercher des réponses aux questions que je me posais. J’y vais aussi pour défendre mes convictions sans attaquer ou décrier d’autres personnes ou mouvements. Ce n’est pas mon objectif, ni celui de la liste. »

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