Patrick Arlettaz : « Il faut faire mieux, oui, d’accord. Je sais »

Par Willy Billiard
Patrick Arlettaz, entraîneur en charge de l'attaque du XV de France, lors de la conférence de presse à Marcoussis mardi 20 février 2024.

C’est un Patrick Arlettaz très en verve qui s’est présenté devant la presse à Marcoussis mardi soir. Une question et le voilà qu’il se lance pour un marathon de réponse. Parce qu’il en a des choses à dire le nouvel entraîneur en charge de l’attaque du XV de France. De son phrasé clair et direct, il n’entend pas éluder les questions et se cacher derrière son petit doigt.

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« On est conscient qu’il nous faut progresser sur beaucoup de points. Je découvre, je n’ai fait que deux matchs. De l’extérieur on a l’impression que d’un coup de baguette magique ça va aller d’un côté et de l’autre », dit-il, un brin agacé.

Il détaille : « la confiance passe par des victoires. Après le match de l’Irlande, c’était déjà très ambitieux d’ambitionner une victoire en Ecosse. C’est ce qu’on voulait à tout prix parce que l’équipe de France ne pouvait pas rester sur cette défaite. Il n’y avait qu’une victoire qui pouvait nous remettre sur de la marche en avant. On a fait ce qu’il fallait pour gagner l’Ecosse. Il faut faire mieux, oui, d’accord. Je sais.

« Continuer à gagner, c’est une ambition importante pour l’équipe de France. On veut à chaque match être plus performants dans notre jeu offensif, dans notre circuit, dans notre capacité à menacer les défenses, à jouer haut, à défendre, à peser plus sur notre conquête, à gagner les duels, à jouer en avançant. Le rugby c’est un tout. L’ambition première est de gagner. »

Dans sa tirade, Arlettaz vient de citer tous les points noirs à améliorer dans cette équipe.

Rencontre
Six Nations
France
13 - 13
Temps complet
Italy
Toutes les stats et les données

Une attitude plus modeste

Contrairement à Fabien Galthié qui surjouait le sélectionneur tellement heureux de retrouver son groupe après la cuisante défaite face à l’Irlande, Arlettaz a préféré la jouer modeste. « On m’a dit quand je suis arrivé que ce groupe était merveilleux, que les joueurs étaient supers, que c’étaient pas des starlettes. Dans les difficultés, on voit les vrais visages. On a vécu une vraie difficulté après l’Irlande. Et on est allé gagner en Ecosse. Ça veut dire que tout ce qu’on m’avait dit sur ce groupe était vrai », dit-il.

« Quand on aura plus de confiance, plus de maîtrise, plus de rythme… Cette confiance permet de se libérer. Avant d’arriver au plaisir, il faut faire énormément d’efforts. »

En clair : se remettre de la défaite contre l’Irlande par une victoire contre l’Ecosse qu’il faudra confirmer contre l’Italie dimanche 25 février à Lille. Or, la Nazionale a un parcours en dents de scie. Brillante dans le Six Nations 2023 (faible défaite 24-29), elle s’effondre six mois plus tard en Coupe du Monde par le plus gros écart de son histoire (60-7).

L’inconsistance de l’Italie

« Les matchs se suivent et ne se ressemblent pas », analyse le Perpignanais. « L’équipe d’Italie est performante – non pas dans sa capacité à gagner – mais quand on voit le match qu’ils font contre l’Angleterre (alors qu’ils menaient 17-14 à la pause, ils s’inclinent 24-27, ndlr), ils ont une grosse capacité offensive avec beaucoup de possession, ils sont très agressifs. Ils ne nous donneront rien. Ils ont le niveau pour faire un grand match contre nous.

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« On est conscient qu’on doit faire une prestation meilleure. Mais pas une prestation meilleure pour que vous soyez satisfait, pour qu’on ait encore plus de chance de gagner des matchs de manière plus affirmée. C’est ça notre but. J’entraîne pas pour qu’on arrête de nous critiquer, mais pour gagner des matchs. »

Le XV de France passe sa semaine à rectifier le tir sur bon nombre de domaines défaillants, dont le plus criant est le jeu aérien.

« On n’est pas très performant là-dessus », reconnaît sans ambages Arlettaz. « Or, une des métamorphoses du rugby moderne c’est qu’il y en a de plus en plus. Il faut qu’on soit meilleur sur les escortes, sur notre capacité à monter en l’air, sur les timings, sur ce côté anxiogène à nous projeter à 2,5m de haut. Il faut être performant là-dessus parce qu’il y en a de plus en plus, qu’on ait un jeu plus consistant. C’est quelque chose qu’on travaille toutes les semaines. »

Six Nations

P
W
L
D
PF
PA
PD
BP T
BP-7
BP
Total
1
Ireland
2
2
0
0
10
2
England
2
2
0
0
8
3
Scotland
2
1
1
0
5
4
France
2
1
1
0
4
5
Wales
2
0
2
0
3
6
Italy
2
0
2
0
1
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Comments on RugbyPass

m
mitch 1 hours ago
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Rodda will be a walk up starter at lock. Frost if you analyse his dominance has little impact and he’s a long way from being physical enough, especially when you compare to Rodda and the work he does. He was quite poor at the World Cup in his lack of physicality. Between Rodda and Skelton we would have locks who can dominate the breakdown and in contact. Frost is maybe next but Schmidt might go for a more physical lock who does their core work better like Ryan or LSL. Swain is no chance unless there’s a load of injuries. Pollard hasn’t got the scrum ability yet to be considered. Nasser dominated him when they went toe to toe and really showed him up. Picking Skelton effects who can play 6 and 8. Ideally Valetini would play 6 as that’s his best position and Wilson at 8 but that’s not ideal for lineout success. Cale isn’t physical enough yet in contact and defence but is the best backrow lineout jumper followed by Wright, Hanigan and Swinton so unfortunately Valetini probably will start at 8 with Wright or Hanigan at 6. Wilson on the bench, he’s got too much quality not to be in the squad. Paisami is leading the way at 12 but Hamish Stewart is playing extremely well also and his ball carrying has improved significantly. Beale is also another option based on the weekend. Beale is class but he’s also the best communicator of any Australian backline player and that can’t be underestimated, he’ll be in the mix.

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