Les raisons de la confiance de Provence Rugby avant son barrage contre Brive
La semaine a été particulière pour Provence Rugby qui se prépare à son match de barrage contre Brive samedi 23 mai au Stade Maurice-David.
Une semaine hors norme pour un match hors norme
« La seule chose, c’est que c’est la première fois qu’on va jouer un samedi. Donc le lundi on a eu encore une journée vraiment sur la récupération », explique le directeur sportif Philippe Saint-André qui a mené toute la semaine un gros travail sur la vidéo, a réuni ses troupes plusieurs fois et a pu même offrir un jour de récupération en plus à ses hommes, « parce que dans ces moments-là, il faut être précis mais la fraîcheur est importante et primordiale », assure-t-il.
Semaine donc décalée d’une journée par rapport à une journée normale de la saison régulière de Pro D2 avec une séance de vitesse le jeudi et beaucoup d’analyse.
« On a vraiment besoin d’un Maurice-David, d’une ambiance exceptionnelle »
« On est prêts, c’est reparti pour une nouvelle compétition : tu gagnes, tu continues, tu perds, t’es en vacances », résume PSA. « Ça va être un gros match samedi contre Brive. Un club avec une grosse histoire, le plus gros budget du championnat. Et puis on compte sur notre public. Apparemment les Brivistes ont renvoyé quelques places, je crois 700, 800 places.
« On a vraiment besoin d’un Maurice-David, d’une ambiance exceptionnelle, d’une ambiance de phase finale, on a besoin d’un 16e homme derrière nous. On est prêts. On travaille depuis début juillet pour ces moments-là. C’est des moments où il faut en profiter au maximum, mais avec le moins de stress possible, en étant positif. Et puis j’ai fait beaucoup de rotations durant toute l’année pour que les joueurs arrivent avec beaucoup d’énergie, pour être capables de continuer l’aventure. »
92 points, 7 victoires à l’extérieur : une saison solide comme socle
Troisième du championnat à l’issue de la saison régulière, Provence Rugby s’avance en barrage porté par une confiance solide : cinq victoires consécutives, dont un succès sans appel face à Valence-Romans (34-21) lors de l’ultime journée. « C’est une longue saison ; 30 matchs. Il nous a manqué quelques points pour finir dans les deux premiers, même si on a 92 points, 7 victoires à l’extérieur », rappelle Saint-André.
Les Provençaux ont l’habitude de ces rendez-vous : demi-finalistes lors des deux dernières éditions, ils visent une troisième participation de suite au dernier carré.
Le retour des leaders, un luxe au bon moment
« Ce qui est surtout important c’est qu’on a rentré des joueurs qui sont importants, et puis des leaders. Les leaders ça s’achète pas au supermarché, hein », sourit Saint-André. « Et c’est vrai que Teimana Harrison, (Federico) Wegrzyn, Andrés Zafra qui était le capitaine et les deux vice-capitaines, avaient été absents pendant énormément de temps. Ils étaient tous les trois remplaçants contre Vannes, et on les a retrouvés en deuxième mi-temps.
« C’est vrai qu’avec aussi des joueurs comme Yannick Youyoutte qui sont rentrés, on a plus de solutions. C’est plus dur aussi de faire l’équipe, mais bon, sincèrement, c’est un bon mal de tête. Et donc oui, on a des joueurs qui sont frais, on a un effectif, à part certaines blessures et des longs blessés, on a un effectif qui est prêt pour débattre samedi. Et on va tout faire pour essayer de continuer l’aventure après samedi. »
Brive en face : beau budget, gros danger
Assez pour contrer Brive (6e de la saison régulière) qui ne rêve que d’une chose : reproduire l’épopée de Montauban de la saison précédente, ce sixième qui avait traversé les phases finales comme une bourrasque pour soulever le bouclier, éliminant justement Brive en demi-finale au passage ?
« On connaît les Brivistes, ils sont très solides en conquête, ils sont durs dans le contact. Ils ont le plus gros budget, ils ont un effectif pléthorique avec de très très grands joueurs. C’est une très belle équipe. Après on a fini troisième, eux ils ont fini sixième. On a quand même l’avantage de les recevoir à domicile. Mais on s’attend à un match dur, avec beaucoup beaucoup d’intensité », prévient le directeur sportif.