Les figures inspirantes d’Esteban Abadie

Par Willy Billiard
Le troisième-ligne de Brive Saïd Hireche (C) court avec le ballon lors du match de Top14 entre le Club Athlétique Brive Corrèze Limousin et l'ASM Clermont Auvergne au stade Amédée-Domenech, à Brive-la-Gaillarde, dans l'ouest de la France, le 12 février 2022. (Photo by DIARMID COURREGES / AFP) (Photo by DIARMID COURREGES/AFP via Getty Images)

Si Esteban Abadie avoue qu’aucun grand sportif ne l’ait vraiment un jour inspiré, deux noms sortent néanmoins de son panthéon personnel. Invité par Mathieu Bastareaud à échanger dans le BastaShowà voir en exclusivité sur la chaîne YouTube de RugbyPassFR – après sa première sélection internationale dans le Tournoi des Six Nations 2024, le troisième-ligne Esteban Abadie (26 ans) a dévoilé le nom des exemples à suivre, sans surprise des troisième-lignes.

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En premier lieu, Saïd Hireche, le capitaine vétéran de Brive (38 ans, 1 sélection avec l’Algérie en 2007), ancien du Stade français (9 apparitions), puis du Stade aurillacois (102) avant d’arriver en Corrèze (240 matchs avec le CAB depuis 2012).

Saïd Hireche, le grand frère

« Saïd, c’était le grand frère de l’équipe », dit celui qui l’a côtoyé pendant quatre années avant de partir à Toulon l’été dernier, au moment où Brive était relégué en Pro D2. « J’étais tellement triste l’année dernière de descendre, en plus lui arrêtait sa carrière. Ça a été un échec pour tout le monde.

« Je suis content qu’il ait prolongé cette année pour terminer sur une bonne note. C’est quelqu’un d’exceptionnel, sur et en dehors du terrain. C’est quelqu’un en or, au niveau de la résilience, du travail, des valeurs qu’il inculque au groupe. C’est un chien, un leader de travail, d’exemple. Au niveau du combat, tu peux pas faire mieux. Je suis content de l’avoir eu comme capitaine et comme coéquipier. »

Ce qui a le plus impressionné le jeune Esteban, c’est la force de travail de Hireche passé par le foot, le karaté et l’aviron avant de découvrir le rugby à 12 ans à Mantes-la-Jolie.

« Ce mec n’a jamais raté un entraînement. C’était le premier, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, c’était le premier dehors à s’entraîner, le premier à faire chier dans les rucks pour faire bosser l’équipe. Quand tu vois ça quand t’es jeune, t’as envie de suivre le même exemple. Il se pétait une côte, il se faisait infiltrer pour quand même s’entraîner. Tu t’inspires de mecs comme ça pour essayer de faire la même chose.

« Dans ma façon d’être et ma façon de voir les choses, c’est quelqu’un qui donne l’exemple et t’as envie de le suivre, t’as envie de te mettre dans le sillage de ces mecs-là. »

Les mots touchants de François Cros

Une autre grande personnalité du rugby, c’est le troisième-ligne toulousain François Cros (29 ans, 30 sélections), croisé sur le stage de préparation avec le XV de France en janvier pour la préparation du Tournoi des Six Nations 2024.

Esteban Abadie faisait alors partie du groupe de 34 joueurs mobilisés et vivra sa première sélection en bleu lorsqu’il remplacera Charles Ollivon à la 66e minute dans ce qui allait se révéler un match nul contre l’Italie à Lille le 25 février (13-13).

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« Avant tout, c’est un super mec ; je ne le connaissais pas avant », raconte Esteban Abadie. « A l’image de son tournoi, c’est un joueur exceptionnel, un des seuls qui fait des prestations énormes sur toutes les rencontres. Dans le travail de l’ombre, il fait toujours le sale boulot.

« Et là, il a réussi à se mettre en avant, il contre un ballon en touche, il perce, il plaque à tour de bras. C’est un exemple à suivre.

« Avant le match de l’Italie, il est venu me voir et il m’a dit : écoute, si à un moment tu as une hésitation, si tu veux changer en défense ou que tu ailles en touche et moi que j’aille dans la ligne, n’hésite pas, c’est ta première. Ça m’a touché qu’il vienne vers moi et qu’il me dise des choses comme ça pour que je me sente à l’aise pendant ma première cape. »

Esteban n’espère plus qu’une chose, que cette troisième-ligne se reforme à la première occasion et que le résultat de la prochaine rencontre soit différent. « C’était une période post-Coupe du Monde qui était compliquée, il ne faut pas le cacher. C’était dans la tête de tout le groupe, même si je n’y étais pas », admet-il.

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« Il faut basculer dans un nouveau chapitre, dans un nouveau mandat. Je pense qu’il y a eu un petit temps d’adaptation, des nouveaux joueurs, certains cadres qui n’étaient pas là. Mais finir de cette manière est la meilleure des réponses. Il y avait des critiques, des interrogations et au final on termine deuxième du Tournoi, face à de très belles équipes. »

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