Édition du Nord

Select Edition

Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

Le paradoxe Baptiste Serin : si bon et si loin du XV de France

Le demi de mêlée français de Toulon, Baptiste Serin, est plaqué lors du match de Top 14 entre le RC Toulon et le Racing 92 au stade Mayol de Toulon, dans le sud-est de la France, le 4 janvier 2025. (Photo by MIGUEL MEDINA / AFP) (Photo by MIGUEL MEDINA/AFP via Getty Images)

A près d’une semaine de l’annonce d’un premier groupe de 42 joueurs pour préparer le Tournoi des Six Nations, la question se pose sur l’avenir de Baptiste Serin en bleu. Car c’est un véritable paradoxe que vit le demi de mêlée du RC Toulon (30 ans, 46 sélections) : comment se fait-il qu’un si bon joueur soit autant écarté du XV de France ?

ADVERTISEMENT

Jadis habitué des feuilles de match sous Guy Novès (16 sélections en 2016-2017) et Jacques Brunel (17 sélections en 2018 et 2019), il l’est clairement moins depuis que Fabien Galthié a pris les commandes en 2020 avec 13 sélections en quatre ans, dont seulement quatre sur les deux dernières années (2023 et 2024).

Non pas que les relations soient tendues entre les deux hommes, mais une première explication semble s’imposer. « J’ai un poste où il y a beaucoup de concurrence. La réalité est là aussi », a évoqué le joueur au micro de RMC mardi 7 janvier.

Antoine Dupont était sa doublure à ses débuts

Au fil des ans, Serin a baissé dans la hiérarchie des demis de mêlée jusqu’à se pointer à la quatrième place aujourd’hui derrière Antoine Dupont, Nolann Le Garrec et Maxime Lucu. Or, qui se souvient que Dupont était sa doublure lors de ses débuts en 2017 ?

« Franchement, les mecs qui y sont le méritent. C’est à moi de montrer tous les week-ends qu’il faut faire plus et d’essayer de faire changer d’avis le sélectionneur », insiste Baptiste Serin.

Et justement, semaine après semaine, le natif de La Teste-de-Buch montre en club qu’il est une pièce essentielle. S’il ne fallait retenir qu’un exemple, ce serait son engagement menant au premier essai de Toulon contre le Racing 92 samedi 4 janvier.

Au sortir d’un ruck, Serin donne un petit coup de pied à suivre et, d’une remarquable chistera, arrive à transmettre à son capitaine Charles Ollivon. Plaqué à son tour (le fameux plaquage qui lui provoquera d’ailleurs une rupture d’un ligament croisé du genou droit et mettra un terme à sa saison), Ollivon libère la balle que récupère à nouveau Serin qui rejoue au pied pour trouver cette fois son ailier Setariki Tuicuvu qui file marquer.

Sous les radars de Galthié

Sorti juste avant l’heure de jeu, Serin aura joué à fond son rôle de playmaker, passant trois transformations. Après un début de saison où les Toulonnais balbutiaient, il a été la clé de voûte des sept dernières victoires en huit matchs.

Extrêmement talentueux, expérimenté, mais complètement passé sous les radars du sélectionneur du XV de France Fabien Galthié qui ne fait appel que rarement à lui, souvent pour boucher un trou.

ADVERTISEMENT

« Bien sûr que j’ai envie d’y aller et que j’espère y aller », assure Baptiste Serin. « J’ai un poste où il y a beaucoup de concurrence et je ne pense pas être dans les premiers choix non plus. Un joueur a une place, Toto ; après, ça diminue les places.

« J’essaie de faire le travail avec le club pour essayer d’y revenir. Mais je ne suis pas décideur. J’ai envie d’y revenir et je fais tout pour. »

Capitaine face à l’Argentine

Lui-même attendra avec impatience la liste dans quelques jours, en espérant y figurer, comme avant. Même si l’espoir s’est affaibli ces dernières années. « C’était quelque chose que j’attendais tellement pendant des années et je n’ai pas réussi à revenir. Tu tombes dans un moment où tu te dis que c’est impossible, même par rapport à tes performances. Mais j’y crois. Je m’y attache.

« Quand j’y étais tout le temps, je trouvais que c’était normal, à un moment de ma carrière. Et quand tu n’y es plus, tu te dis qu’il y a quelque chose qui te manque. Oui, ça me manque. Malheureusement, ça ne m’appartient pas. »

Pourtant, lorsqu’il lui a confié le capitanat pour la tournée en Amérique du Sud en juillet dernier, Galthié ne tarissait pas d’éloges à son égard.

L’espoir s’est affaibli

« C’est le joueur le plus expérimenté. Il a plus de 30 ans, plus de 40 sélections », avait-il rappelé avant le départ. « Il a fait très belle saison avec son club. Pour nous, c’est un joueur essentiel dans le leadership, dans la conduite du jeu et dans l’expérience.

ADVERTISEMENT

« Sa présence permettra aux autres joueurs de se concentrer un peu plus sur la performance. Car c’est une équipe qui a zéro expérience collective et qui va devoir maîtriser ses émotions. C’est un challenge très relevé. Baptiste a quand même ce vécu qui nous permet de le nommer capitaine de l’équipe de France. »

Pour la Coupe du Monde de Rugby 2023, Galthié l’avait mis « en attente », au même titre que Brice Dulin, un autre joueur d’expérience qui n’est plus rappelé non plus. Mais ça ne date pas d’aujourd’hui.

Blessé avant la tournée de novembre 2021, Serin avait vite été remplacé et lors du Tournoi 2022 qui mena au Grand Chelem, il n’était même pas dans le groupe des 42 ; plutôt dans celui des « 75 ». Le staff lui avait préféré Dupont, Lucu et Couilloud, dans l’ordre. Mais Baptiste y croit encore.

Nos experts ont classé les meilleurs joueurs de rugby de l’histoire. Retrouvez notre Top 100 et dites-nous ce que vous en pensez !




ADVERTISEMENT

Boks Office | Episode 39 | The Investec Champions Cup is back

Argentina v France | HSBC SVNS Hong Kong 2025 | Men's Match Highlights

New Zealand v Australia | HSBC SVNS Hong Kong 2025 | Women's Match Highlights

Tokyo Sungoliath vs Shizuoka BlueRevs | Japan Rugby League One 2024/25 | Full Match Replay

Reds vs Force | Super Rugby W 2025 | Full Match Replay

The Rise of Kenya | The Report

New Zealand in Hong Kong | Brady Rush | Sevens Wonders | Episode 4

The Fixture: How This Rugby Rivalry Has Lasted 59 Years

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Features

Comments on RugbyPass

J
JW 3 hours ago
Why NZR's Ineos settlement may be the most important victory they'll enjoy this year

I wouldn’t think the risk is cash flow, as they have large cash reserves they said all through covid.


I suspect the author has it completely wrong as it pertains to the pool as well, because I can’t see the contracts of players changing year to year like revenue does.


I’d imagine there is an agreed principle to a ‘forecast’ figure of revenue for a cyclical period, and this is what 37% or whatever of is used for player salaries. So it would not change whatever that figure is until the next cycle. Cash flow, as you said, would be the main factor, but as they aren’t paid all it once, they’d not be hindered in this manor I don’t believe. Of all the references I’ve seen of a the player pool agreement, not once have I seen any detail on how the amount is determined.


But yes, that would be a very reasoned look at the consequences, especially compared those I’ve seen in articles on this site. Even with turnonver north of $350 million a year, 20 is still a sizeable chunk. Like this RA’s broadcast deal, they might have smaller sponsorship for a short period to align with everything else, then look to develop the deal further heading into the Lions tour cycle? Perhaps trying to take a deal from low to high like that is unlikely to a long term investor, and NZR want to get a good shortterm deal now so they can capitalize on growth for the Lions (i’m assuming that series has consequences on more than just broadcast deals right).

16 Go to comments
TRENDING
TRENDING Harlequins sign 132kg England prop Harry Williams Harlequins sign England prop Harry Williams
Search