Édition du Nord
Select Edition
Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

L'ancien Springbok Jean de Villiers croit savoir comment stopper les Bleus

Les joueurs de l'équipe de France avant le match du Tournoi des Six Nations 2025 entre la France et l'Écosse au Stade de France le 15 mars 2025 à Paris, France. (Photo Xavier Laine/Getty Images)

Depuis que l’équipe de France a remporté le Tournoi des Six Nations en dominant physiquement ses adversaires, notamment grâce à l’apport du banc en 7-1, le petit monde du rugby se pose la même question : comment stopper les Bleus ?

ADVERTISEMENT

L’Écosse s’y est cassée les dents au Stade de France lors de la dernière journée de la compétition, laissant Gregor Townsend sans solution. Pour le sélectionneur du XV du Chardon, défier le pack tricolore, renouvelé entièrement ou presque avant même la 50e minute de jeu, représente « l’un des plus grands défis du rugby actuel ».

Certes, l’Afrique du Sud a été l’architecte du « bomb squad », mais la France dispose désormais de son propre escadron prêt à faire exploser les champions du monde sur la balance. Fabien Galthié peut en effet sortir Uini Atonio, un pilier droit de 145 kg, et faire entrer un 2e ligne d’un poids équivalent avec Emmanuel Meafou.

Sans oublier les convalescents Posolo Tuilagi et Tevita Tatafu, ou encore George-Henri Colombe, tous d’un tonnage proche des deux premiers cités…

L’exemple de France – Afrique du Sud 2022

L’ancien Springbok Jean de Villiers pense cependant que les doubles champions du monde pourraient bien détenir la clé pour mettre à mal le « baguette squad », comme certains ont surnommé le « bomb squad » à la française sur les réseaux sociaux.

Invité de Boks Office, le show diffusé sur RugbyPassTV, l’ancien centre a évoqué le match France – Afrique du Sud joué à Marseille en 2022 pour illustrer son propos. Une rencontre remportée d’un rien par les Bleus, mais d’où pourrait jaillir l’antidote à la domination des avants français, à écouter l’ancien capitaine des Boks.

« Rappelez-vous le match de novembre 2022. Les Boks avaient décidé de remonter à la main les longs ballons tapés au pied par la France plutôt que de botter à leur tour, afin de faire travailler leurs avants. Je pense que c’est une méthode pour désamorcer cette arme », estime de Villiers.

« Il y aura toujours un nouveau pack tout frais qui entrera, mais je pense que cela aidera l’équipe adverse dans une certaine mesure. »

ADVERTISEMENT

Une analyse validée par Schalk Burger. Pour l’ancien flanker, « le plus grand avantage » de l’équipe de France réside dans le profil des joueurs dont elle dispose sur les points de rencontre, capables de casser le rythme du match et de récupérer le ballon. Le deuxième essai de Louis Bielle-Biarrey contre l’Irlande cette année en est l’exemple parfait.

Burger estime que les équipes doivent forcer le massif pack français à plaquer en gardant le ballon en jeu.

« En jouant au pied, ils reviennent en te roulant dessus. Il faut forcer ces golgoths à travailler au milieu du terrain, à plaquer, à faire des allers-retours.

ADVERTISEMENT

« Si la rencontre n’a pas de rythme, les athlètes dont ils disposent en ce moment sont surpuissants. Ils sont frais à leur arrivée dans les 22 adverses.

« Ce sera fascinant de voir si chaque pays compose un banc en 7-1 au moment de s’affronter »

« En revanche, je crois que si tu laisses le ballon en jeu contre les Français, que tu les fais travailler, que tu les forces à plaquer, que tu leur mets une pression différente en allant au contest sur le jeu au pied, en les forçant à revenir 50 m en arrière, puis en portant le ballon une ou deux fois, les intervalles finiront par s’ouvrir. Mais comme les Boks, ils feront entrer un pack tout frais assez tôt. »

« Leur plus grand avantage, c’est le profil de leurs joueurs sur les points de rencontre. Ils ont les moyens de casser le rythme. Après un ou deux rucks rapides, ils t’infligent un gros plaquage, un joueur se couche sur le ballon, ruck lent – cinq secondes, sept secondes. Et ensuite, soit ils grattent le ballon, soit ils te forcent à taper au pied.

« Ce sera fascinant de voir si chaque pays (France et Afrique du Sud, NDLR) compose un banc en 7-1 au moment de s’affronter. »

Pour cela, il faudrait attendre sept mois et demi : le prochain France – Afrique du Sud est programmé le 8 novembre prochain.

Rencontre
Internationals
France
17 - 32
Temps complet
South Africa
Toutes les stats et les données

Cet article, initialement publié sur RugbyPass.com, a été adapté en français par Jérémy Fahner.

Related

ADVERTISEMENT
Play Video
LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Long Reads

Comments on RugbyPass

G
GrahamVF 20 minutes ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

190 Go to comments
Close
ADVERTISEMENT