La FFR acte le forfait général de Niort : ce que ça change pour la fin de saison de Nationale
Les derniers espoirs de Niort se sont éteints. Le club des Deux-Sèvres, engagé en Nationale, en a terminé pour sa saison avec un forfait général enteriné vendredi par la Fédération Française de Rugby via un communiqué. Son placement en redressement judiciaire par le tribunal de commerce la veille avait entrouvert l’option d’aller jusqu’au bout de la saison mais cela ne se fera pas.
« À la suite de la décision du club de se retirer du championnat de Nationale, la FFR rappelle que, conformément à sa dernière communication du 9 mars, celui-ci est considéré comme forfait général pour la fin de la saison sportive, peut-on lire dans le communiqué. (…) La FFR regrette que le club n’ait pas alerté plus tôt la Fédération ni sollicité l’accompagnement qui peut être proposé aux clubs confrontés à des difficultés économiques, afin d’anticiper et d’éviter une telle situation. »
Cet arrêt net, qui intervient après celui du Stado Tarbes Pyrénées Rugby plus tôt dans la saison, n’est pas sans conséquence pour ce championnat. Il acte déjà qu’il n’y aura pas de descente sportive, ce qui demeure plutôt une très bonne nouvelle pour Marcq-en-Baroeul, avant-dernier, qui n’aura pas à s’inquiéter d’un éventuel barrage d’accession.
Le top 6 impacté par le forfait de Niort
L’autre gros changement est que toutes les autres équipes vont se voir attribuer des points supplémentaires pour arriver au total de 10 points sur les confrontations aller/retour contre le club défaillant (ou 0 si une équipe a déjà obtenu deux victoires bonifiées contre ce dernier). La prime est donc donnée à ceux qui ont le moins réussi face à Niort ou ne les ont joués qu’une fois cette saison. À ce petit jeu, Chambéry touche le jackpot avec 9 points de plus qui lui permettent de remonter de la sixième à la troisième place. Narbonne, qui ne récupère « que » deux points (comme Nice), recule quant à lui d’un rang et se voit rejoindre par Périgueux (+5).
Face à cette situation, le président de Nice Jean-Baptiste Aldigé est monté au créneau la semaine dernier dans Rugbyrama, dénonçant un championnat « faussé » et interpellant la FFR sur la nécessité d’apporter une « solution éthique » à cette crise. Sa proposition de faire jouer les demi-finales du terrain neutre ne semble pas être priviligiée par la Fédération, comme elle l’a fait savoir par l’intermédiaire de son vice-président Olivier Pouligny.
Toujours est-il que cette division en souffrance inquiète alors que Bourg-en-Bresse est aussi en très grande difficulté financière et pourrait connaître à courte échéance le même sort que Tarbes et Niort.