France 7 fait de nouveau appel à un spécialiste du sprint
Les Bleus du VII misent à nouveau sur la vitesse. Juste avant les étapes du circuit HSBC SVNS à Singapour et Perth, l’équipe de France de rugby à 7 a rappelé dans son staff un visage bien connu : l’entraîneur de sprint Guy Ontanon.
Habitué du groupe France 7 masculin, Ontanon avait été intégré une première fois en 2020 et avait accompagné l’équipe jusqu’à l’or olympique décroché aux Jeux de Paris 2024. Depuis le début des années 2000, il a notamment conduit Muriel Hurtis aux sommets européens et mondiaux, et aidé Ronald Pognon à devenir le premier Français à descendre sous les 10 secondes sur 100 m.
Son retour à Marcoussis la semaine passée doit apporter un supplément d’expertise sur la vitesse pure et la technique de course, au cœur du projet porté par le sélectionneur Benoît Baby pour les prochains mois. « On a décidé de travailler sur un grand cycle avec Guy Ontanon. À chaque rassemblement, on fera nos retours », explique Baby. « J’espère que ce travail paiera sur les prochains tournois, mais surtout sur la longueur, pour garder de l’énergie sur les courses de soutien et en faire un peu plus. »
Sur le terrain, les joueurs mesurent déjà l’apport du spécialiste. « Guy, c’est un spécialiste de la vitesse », souligne Stephen Parez-Edo Martin. « On retrouve pas mal d’accélérations et de technique de course sur le terrain. C’est un petit plus, ça ramène encore de l’expertise dans notre jeu. Forcément, on veut tous progresser en vitesse, et le faire avec lui, c’est un plaisir »
Après deux étapes disputées dans la saison 2025-2026 du circuit HSBC SVNS, la France occupe la quatrième place du classement général, avec un même scénario : une bonne phase de poules, puis un net recul en deuxième journée.
« On retrouve pas mal d’accélérations et de technique de course sur le terrain. C’est un petit plus, ça ramène encore de l’expertise dans notre jeu… »
Sortie de la phase de poule à chaque fois, la France a ensuite enchaîné quatre défaites en phase finale, pour terminer deux fois de suite à la quatrième place. « On fait partie des deux équipes à être sorties des poules sur les deux tournois », rappelle Benoît Baby. « On manque un peu de consistance émotionnelle pour gagner les demi-finales, mais on produit de très bonnes choses. »
Le sélectionneur refuse de s’alarmer et pose la suite du plan de travail. «On va continuer d’avancer. », annonce-t-il. « Cette semaine, c’est la reprise physique, recommencer à vivre des courses avec intensité. En fin de semaine, on va travailler avec beaucoup d’intensité sur le collectif.. »
Avant Singapour, le programme s’annonce relevé : la France a été versée dans une poule B extrêmement dense, avec la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Argentine, trois nations majeures du circuit HSBC SVNS.