Dix ans après sa création, le Petit Poucet Valence-Romans part à l'assaut de la phase finale de Pro D2
Après une saison régulière 2025-2026 très riche dominée par Vannes, la Pro D2 attaque jeudi soir (21 heures) sa phase finale par un choc inattendu. Le premier barrage oppose en effet Oyonnax, ex-très gros de la division, à Valence-Romans, le club qu’on n’attendait pas à ce niveau mais qui a su déjouer les pronostics.
Au vrai, devoir se déplacer pour ce barrage a même été une petite déception pour le club aux Damiers, cinquième de la saison régulière, qui a manqué l’opportunité de le recevoir en s’inclinant à domicile à la dernière journée contre Provence-Rugby (21-34). Tout comme il a été une belle surprise de l’accueillir pour Oyonnax, revenu fort après un départ calamiteux (5 défaites sur les 7 premières journées).
Toujours est-il que cette qualification en phase finale demeure un grand moment dans la vie du VRDR, né il y a à peine dix ans, en juillet 2016, de la fusion de l’US Romans-Péage et du ROC La Voulte Valence. Monté pour la première fois en Pro D2 en 2019, redescendu en 2021 puis de nouveau monté en 2023, Valence-Romans s’est positionné durant les deux dernières saisons comme une équipe de ventre mou, d’abord onzième puis huitième avec un nombre de points assez similaire (62 puis 64).
Il était alors difficile de lui prédire en début de saison une croissance aussi rapide, avec 84 points au compteur et 19 victoires, soit deux de plus qu’Oyonnax pourtant devant lui grâce à tous ses bonus récoltés.
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Ce jeudi à 21H, le VRDR joue son barrage de phase finale pour la première fois de son histoire ! ⚔️
On vous attend nombreux pour venir pousser nos Damiers face aux Oyomen !
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— VRDR Rugby (@VRDRrugby) May 19, 2026
« On ne se fixe aucune limite »
Jusqu’à se rêver un destin à la Montauban, sixième de la saison régulière l’an dernier et promu en Top 14 après avoir réglé Colomiers et Brive à l’extérieur puis Grenoble en finale ?
« Le groupe est impatient de disputer ce match, a assuré cette semaine au Dauphiné Libéré le talonneur Dorian Marco-Pena, étonnant troisième meilleur marqueur de la saison avec 15 essais. Si tu ne ressens pas d’excitation avant de jouer des phases finales, ça ne sert à rien de faire ce sport. On est fatigués, sûrement un peu usés, mais on joue ces 30 matchs pour ça, pour en arriver là. (…) On ne se fixe aucune limite. »
Emmené par le meilleur réalisateur du championnat Lucas Méret (315 points), le VRDR veut croire en sa chance. En cas d’exploit jeudi à Charles-Mathon, une montagne plus haute encore se présentera face à lui avec une demi-finale chez l’ogre vannetais. Rien de simple, mais rien d’impossible non plus comme l’a prouvé Montauban il y a tout juste un an de cela. Le modèle à suivre pour le jeune Petit Poucet dromois.