Après l'échec de Murrayfield, les Bleus soumis à une préparation « moins confortable » pour l'Angleterre
Retombé de son nuage après son revers en Écosse (50-40), le XV de France s’applique à se remettre la tête à l’endroit cette semaine au CNR de Marcoussis en prévision du « Crunch » de samedi contre l’Angleterre. Le responsable des avants tricolores William Servat fait le point avant cette dernière rencontre décisive pour les Bleus en vue d’un deuxième sacre consécutif dans le Tournoi des Six Nations.
Comment le groupe a-t-il vécu cette sévère défaite en Ecosse ?
Il faut rapidement se remettre en route. Mais c’est aussi l’incertitude du sport. Et notre travail, c’est justement d’essayer de réduire au maximum ce degré d’incertitude pour tâcher de remporter la partie. C’est vrai que la semaine dernière, on est passé à côté. Mais aujourd’hui c’est l’occasion pour nous de remporter un Tournoi. Cette défaite nous a bien évidemment touchés. On a fait un audit de tout ce qui n’allait pas et surtout ce qui allait. L’ordre de marche est aujourd’hui établi, et on a bien évidemment les cartes en main.
Les joueurs se sont-ils sentis « trop beaux » avant l’Ecosse, comme l’a envisagé François Cros ?
Quand les joueurs se sentent un petit peu confortables, au final on ne rentre peut-être pas forcément dans la rencontre comme on aurait dû le faire. Mais c’est la suite et la conséquence de nous et de notre action dans le staff. Et peut-être que, tous ensemble, on a préparé le match un petit peu de manière confortable. Mais je le dis vraiment à l’autopsie. Sur notre préparation, il est certain qu’on va essayer de préparer (le match de l’Angleterre) de manière moins confortable que la semaine dernière.
L’Angleterre semble en difficulté. Comment voyez-vous cette rencontre ?
Ce sont toujours des matchs un peu particuliers. Le fameux « Crunch », qui donne quand même une image fantastique à notre sport. Aujourd’hui, une chose est certaine, c’est que nous avons notre destin entre nos mains. Mais au-delà de l’Angleterre, c’est une finale. C’est la possibilité de remporter le Tournoi. Il y a des équipes qui ont de l’amour propre, qui peuvent être blessées, qui peuvent avoir une réaction incroyable. Je crois que c’est un petit peu ce qui va animer l’équipe d’Angleterre. Mais certainement ce qui va animer aussi l’équipe de France.
Comment Antoine Dupont a-t-il vécu sa contreperformance en Ecosse ?
Antoine est touché, comme tous les gens de notre groupe. Et à la fin du match, honnêtement, il n’y pas eu de debriefing à faire. Il savait exactement où il en était. Parce que c’est un grand joueur. Et quand on connaît les qualités d’Antoine sur le terrain, et dans la vie, on peut légitimement penser qu’il sera présent samedi, et qu’il sera même très présent.
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