« Antoine Dupont est dans une autre dimension »

Par Willy Billiard
LONDRES, ANGLETERRE - 25 MAI : Antoine Dupont (Stade toulousain) arrive au stade avant le match de la finale de l'Investec Champions Cup entre Leinster Rugby et le Stade toulousain au Tottenham Hotspur Stadium, le 25 mai 2024 à Londres, en Angleterre. (Photo par Dan Mullan/Getty Images)

C’est désormais devenu un cliché de le dire, une tautologie, limite une lapalissade : Antoine Dupont est le meilleur joueur de rugby au monde. Et lorsque Mathieu Bastareaud interroge son ami Sergio Parisse dans le BastaShow – à regarder en exclusivité sur RugbyPass TV – la même réponse pointe.

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« Il est dans une autre dimension par rapport au reste », lâche l’ancien troisième-ligne de l’Italie (40 ans, 142 sélections). « Quand t’es du côté du Leinster et que tu dois jouer Toulouse, tu ne peux pas ne pas faire un focus sur Dupont. Le Leinster a assez bien contrôlé, il a essayé de le mettre sous pression pour lui éviter de courir ou arracher le ballon.

« Mais là où Antoine Dupont a été exceptionnel, c’était au niveau de la défense et sa capacité à gratter des ballons importants, de toujours revenir sur le coup, deux coups de pied 50:22 incroyables… Quoi dire de plus de lui ? Les finales sont pour les grands joueurs et lui c’est un grand joueur. Il ne s’est pas loupé. »

L’émotion débordante

Devenu entraîneur en charge de la touche au RC Toulon dès que sa carrière de joueur a pris fin en 2023, Parisse est sensible à l’aspect défensif du demi de mêlée toulousain.

« A un moment, il gratte le ballon, il se lève et il dit ‘allez ! encore ! encore !’. Pourtant il n’est pas quelqu’un de très expressif, il est tout le temps calme, tout le temps posé. Ce n’est pas quelqu’un qui s’extériorise dans le bon comme dans le moins bon.

« Et là, sur ce grattage, il montre ce côté qu’on ne voit pas souvent de lui. Par rapport à ça, tu vois qu’il y avait une envie. Il était bien plus fort que le Leinster. Tu vois son émotion à la fin du match… Cette image-là m’a marqué car ça a montré cet état d’esprit toulousain. »

Lunettes de ski sur la tête – une technique visant à protéger les yeux lors des célébrations où le champagne coule à flot – Antoine Dupont n’a pas masqué ses émotions dans les vestiaires non plus.

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« On s’attendait à une équipe de Toulouse fidèle à leur jeu, à leur philosophie, à un jeu très offensif avec beaucoup de jeu dans la défense, des offloads. Et puis on a vu que le Leinster avec cette rush défense qui montait très forte, ne leur a peut-être pas permis de mettre en place leur jeu », analyse Sergio Parisse.

« Mais on avait une équipe de Toulouse très solidaire et incroyable en défense. J’ai rarement vu cette équipe toulousaine être si costaud en défense contre le Leinster.

« Par les statistiques, on se rend compte que Leinster a perdu 32 ballons. C’est rare ; encore plus en finale ! Cette machine irlandaise qui marche presque à la perfection, a échoué sur cette finale, grâce à la pression défensive de Toulouse, à l’énorme combat sur les rucks. La troisième-ligne toulousaine était de très haut niveau. Leinster a eu des occasions, mais a très mal exécuté.  Toulouse a gagné avec sa défense et son état d’esprit.

Le Brennus, son favori

Au cours de sa carrière, Sergio Parisse, Argentin de naissance, n’a jamais remporté de Champions Cup, que ce soit avec le Stade français (2005-2019) ou avec le RC Toulon (2019-2023) – juste la Challenge Cup avec les Franciliens en 2017 et les Toulonnais en 2023.

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Champion de France par deux fois avec le Stade français (2006-2007 et 2014-2015), il n’échangerait pourtant pour rien au monde la sensation de soulever le Brennus pour la Champions Cup.

« C’est tellement beau le Bouclier de Brennus… C’est complètement différent qu’une compétition européenne. Mais non, je ne l’échangerais pas », confie-t-il dans un sourire.

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F
Flankly 15 hours ago
Resilient Irish will test Springboks despite provincial setbacks

The Bok kryptonite is complacency. How did they lose to Japan in 2015, or to Italy in 2016? There are plenty of less dramatic examples. They often boil down to the Boks dialing back their focus and intensity, presuming they can win with less than 100% commitment. This can be true of most teams, but there is a reason that the Boks are prone to it. It boils down to the Bok game plan being predicated on intensity. The game plan works because of the relentless and suffocating pressure that they apply. They don’t allow the opponent to control the game, and they pounce on any mistake. It works fantastically, but it is extremely demanding on the Bok players to pull it off. And the problem is that it stops working if you execute at anything less than full throttle. Complacency kills the Boks because it can lead to them playing at 97% and getting embarrassed. So the Bulls/Leinster result is dangerous. It’s exactly what is needed to introduce that hint of over-confidence. Rassie needs to remind the team of the RWC pool game, and of the fact that Ireland have won 8 of the 12 games between the teams in the last 20 years. And of course the Leinster result also means that Ireland have a point to prove. Comments like “a club team beating a test team” will be pasted on the changing room walls. They will be out to prove that the result of the RWC game truly reflects the pecking order between the teams. The Boks can win these games, but, as always, they need to avoid the kryptonite.

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