Un nouveau destin bleu se dessine pour Charles Ollivon : « Ça fait longtemps qu’on pense à lui en 4 »
On ne change pas une équipe qui gagne et un pack qui domine. Jeudi, Fabien Galthié a communiqué la composition du XV de France pour le deuxième match du Tournoi des Six Nations dimanche au pays de Galles (16h10). Sauf sa paire de centres, blessée, le sélectionneur a décidé de reconduire les vainqueurs de l’Irlande (36-14). Son huit de devant reste donc inchangé, ce qui implique une nouvelle titularisation de Charles Ollivon au poste de numéro 4.
Un choix fort de Fabien Galthié, qui l’avait déjà mis devant le Palois Hugo Auradou, spécialiste du poste et maître contreur en touche, la semaine dernière, et qui lui renouvelle sa confiance malgré le retour dans le groupe France du Toulousain Thibaud Flament. Il faut dire qu’Ollivon n’a pas déçu dans la cage contre l’Irlande, avec un essai à la clé, comme il n’avait pas plus déçu en novembre contre les Fidji où il avait été un des rares Bleus à surnager sur la longueur.
Une performance pour ce troisième ligne de formation, qui n’a vraiment découvert ce poste de 4 que cette saison, avec parcimonie, à son retour de blessure avec Toulon. Dimanche à Cardiff, ce sera en tout et pour tout sa sixième titularisation avec le numéro 4 dans le dos, club et sélection confondus. Pourtant, l’idée de ce repositionnement ne date pas d’hier pour Fabien Galthié. « Ça fait longtemps qu’on pense à lui en 4 » a t-il ainsi révélé jeudi en marge de l’annonce de la composition, louant par ailleurs ses prestations à ce poste en équipe de France qui lui permettent de rempiler aujourd’hui contre les Gallois.
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— Guinness Men’s Six Nations (@SixNationsRugby) February 5, 2026
« Je joue mon jeu et je ne changerai pas »
Soumis à une forte concurrence en sélection, le « Grand Charles » sait aussi que les places seront chères d’ici la Coupe du monde, qui pourrait être son dernier grand défi international, et que sa polyvalence, connue pour tous les postes de la troisième ligne mais nouvelle pour ce qui est de numéro 4, ne peut être pour lui qu’un atout supplémentaire.
« J’ai eu une discussion très intéressante avec Patrick Arlettaz en novembre sur le poste de 4, a concédé le Basque après le match de l’Irlande. Cela nécessite quelques ajustements car ce n’est pas le même travail sur le bas du corps sur les mêlées. Il y a une gestion de l’effort qui est différente. Mais je suis moi, je joue mon jeu et je ne changerai pas. »
Ce style aérien, coureur et finisseur – il est l’avant le plus prolifique de l’histoire des Bleus – qui l’a longtemps rendu indéboulonnable en troisième ligne et qui lui offre désormais les perspectives d’un autre destin en sélection, au soir de sa carrière internationale.
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