Pierre Mignoni approché par les Fidji ? Saint-André brise le off
Alors que le RC Toulon annonçait en début de semaine le départ de son directeur du rugby Pierre Mignoni, quelques minutes plus tard Rugbyrama relayait l’info selon laquelle celui-ci discuterait déjà d’un point de chute : auprès de la fédération des Fidji.
Une info qui ne sort pas de nulle part puisqu’elle intervenait une semaine après que Philippe Saint-André – trop occupé et passionné par le projet Provence Rugby (Pro D2) – ait décliné la proposition. Or, c’est le même PSA qui, sur l’antenne de Sud Radio, a confirmé vendredi 9 octobre soir que cette info n’était pas qu’une rumeur.
Mignoni, le candidat idéal selon Saint-André
« Oui, on a communiqué là-dessus. C’est vrai que j’ai été contacté par la Fédération fidjienne, parce que surtout, en plus, j’ai cinq Fidjiens dans mon équipe », a-t-il évoqué. « Il leur faut un sélectionneur dès le mois de novembre. Moi, je suis un peu old school, mais avec Denis Philipon (président de Provence Rugby, ndlr), j’ai un contrat qui court jusqu’à juin 2027 et donc je ne me voyais pas partir au milieu d’une saison. Surtout qu’on a un objectif, et j’ai un objectif, c’est d’essayer de mettre Provence Rugby, à court ou à moyen terme, en Top 14.
« Par contre, Pierre, maintenant, est disponible, il a le talent, il connaît le haut niveau. Et peut-être pour lui, après beaucoup, beaucoup d’années dans un club, que ça soit au LOU ou à Toulon, peut-être que pour lui, de gérer une sélection… Et puis après, il faut être franchouillard, sincèrement, c’est mieux d’avoir un Français dans une sélection qu’un Australien ou un Néo-Zélandais. On en a maintenant de plus en plus.
Il faut plus de sélectionneurs français au niveau international
« On a bien sûr Fabien Galthié, mais on a un entraîneur français pour la Géorgie, on a un entraîneur français pour la Roumanie. Et je pense qu’on a besoin d’entraîneurs français qui partent aussi, qu’ils aillent ailleurs. Moi, j’ai été le premier à entraîner en Angleterre, mais c’était dans les années 97-98.
« Et je trouve que c’est bien que nos coachs français amènent leur savoir, leurs connaissances dans le monde entier, enfin dans le monde du rugby, qui a été trop longtemps, on va dire, managé par beaucoup, beaucoup d’Anglo-Saxons. Et de montrer que maintenant les Français sont capables d’entraîner des sélections, et puis ils sont capables aussi maintenant de parler anglais. »
Où en est la situation des Fidji à moins d’un mois de leur choc face à la France ?
Alors, avec qui à leur tête les Fidji vont arriver au Groupama Stadium de Lyon pour affronter le XV de France le 7 novembre prochain ? Mick Byrne, Australien arrivé en 2024, a été débarqué en avril 2026 d’un commun accord avec la fédération et Senirusi Seruvakula a été nommé entraîneur par intérim des Flying Fijians le même jour.
Auparavant, il avait été entraîneur des Fijian Drua (hommes et femmes), des Fijiana (équipe nationale féminine à XV), des Fiji Warriors… Il a dirigé les Fidji lors du Championnat des Nations en juillet (défaites contre le Pays de Galles, l’Angleterre et l’Écosse) et est resté en poste pour la Pacific Nations Cup en septembre. Mais ce n’est pas suffisant.
Pour la fédération, le futur sélectionneur doit compter minimum un succès avéré au niveau international ou bien en Super Rugby, en URC, en Premiership, en Top 14 ou à un niveau équivalent. Une carte que peu de techniciens fidjiens peuvent mettre en avant. Il faut également que le futur sélectionneur soit capable d’entretenir de bonnes relations avec les clubs étrangers qui emploient les internationaux fidjiens (sachant que près de 90 % des joueurs candidats à une sélection évoluent en France !). Pour les dirigeants, enfin, l’objectif sportif est d’arriver à installer les Flying Fijians comme une équipe régulièrement compétitive parmi les meilleures nations.
Shaun Edwards était candidat au poste
Selon le Fidji Sun, le directeur général de la fédération fidjienne, Koli Sewabu, a indiqué que 31 candidats avaient postulé pour ce poste. Parmi les principaux prétendants figurent l’ancien sélectionneur de l’Afrique du Sud Jake White, l’ancien sélectionneur du Pays de Galles Warren Gatland… mais aussi l’ancien entraîneur de la défense de l’équipe de France Shaun Edwards, depuis enrôlé avec l’Argentine.
Pierre Mignoni coche-t-il toutes les cases ? Incroyable clin d’oeil : pourrait-il être à la tête des Fidji quand la France les affrontera ? L’annonce serait attendue en début de semaine prochaine.