Michele Lamaro (Italie) : « en regardant les trois premiers matchs, je dirais qu’il y a plus de regrets »
Les Italiens ont donné trop facilement des essais au XV de France dimanche 22 février lors de la troisième journée du Tournoi des Six Nations (33-8), notamment en première période, a regretté après le match le sélectionneur de l’Italie, Gonzalo Quesada.
« Ça vient trop de nos erreurs (…) on savait que la France se nourrit énormément de ces petits turnovers », les ballons qui changent de possession avec des défenses pas en place, a décrit le sélectionneur argentin de l’Italie, en français lors de la conférence de presse d’après-match.
« Ce ne sont pas des situations qui sont en général construites » ou « organisées, et ils ont fait très fort », a-t-il souligné, avec trois essais français sur les trois premières incursions dans les 22 mètres, avec une contre-attaque conclue par Louis Bielle-Biarrey (4e), une touche manquée qui a abouti à un essai de Thomas Ramos (29e) et un essai venant d’une relance avec un 50-22 réussi par Thomas Ramos (15). « En première mi-temps, je pense qu’on a pu contre-attaquer comme on voulait (…) En deuxième mi-temps, ils nous ont privés de munitions, ils nous ont vraiment bien contrés en touche », a analysé le sélectionneur.
La touche a en effet été le gros point noir italien, 62,5% de touches gagnées seulement, contre 88,89% pour la France. En mêlée au contraire, l’Italie est devant en pourcentage (85,71% contre 77,78% pour la France). Mais c’est sur la défense aussi que la Nazionale a peiné avec 39 plaquages manqués contre seulement 12 pour la France.
« Le résultat est une conséquence de ce que nous avons fait sur le terrain », analysait de son côté le capitaine de l’Italie, Michele Lamaro. « Sur certaines séquences nous avons été à leur niveau et nous avons joué le coup à cent pour cent ; sur beaucoup d’autres, en revanche, ils ont été vraiment très bons pour exploiter nos erreurs, même les plus petites. Chaque fois que nous leur avons concédé quelque chose, ils l’ont immédiatement saisi : je pense surtout aux deux premiers essais, inscrits à une vitesse incroyable. C’est une leçon dont nous devons tirer des enseignements. »
Interrogé sur la qualité offensive des siens, le capitaine azzurro a développé : « En attaque, nous avons montré de bonnes choses, mais nous n’avons pas toujours réussi à les transformer en points. En seconde période, nous avons commis trop d’erreurs et, même s’il y avait de l’espace pour marquer davantage dans les trente premières minutes, nous n’avons pas su concrétiser.
« Aujourd’hui encore, il y a de la fierté, bien sûr, mais honnêtement, la fierté seule ne nous sert à rien… »
« Nous avons ensuite payé ce manque d’efficacité aussi en termes d’énergie, surtout dans les dix dernières minutes. Les aspects les plus négatifs aujourd’hui sont précisément cette difficulté à concrétiser nos occasions et quelques problèmes en touche. De l’autre côté, cependant, la mêlée fermée a confirmé qu’elle se situe à un niveau très élevé, assurément comparable à celui des meilleures équipes du monde.
« En regardant les trois premiers matchs, je dirais qu’il y a plus de regrets. Aujourd’hui encore, il y a de la fierté, bien sûr, mais honnêtement, la fierté seule ne nous sert à rien : nous savons que nous sommes une équipe qui se bat les uns pour les autres et nous voulons continuer à le faire, parce que c’est notre base. Mais nous voulons davantage, parce que nous savons que nous pouvons obtenir davantage et rivaliser aussi à l’extérieur contre ce type d’équipes. Pour y parvenir, nous devons être plus précis et plus efficaces dans de nombreux moments du match. Nous avons vu que, lorsque nous jouons bien, nous pouvons mettre n’importe qui en difficulté. Quand nous ne le faisons pas, en revanche, nos adversaires exploitent ces passages à vide à leur avantage. »
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