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Faut-il légiférer sur la durée d'un avantage ? « C'est une zone grise, difficile à régler »

L'arbitre géorgien Nika Amashukeli en discussion avec le capitaine anglais Maro Itoje. (Photo by David Rogers/Getty Images).

Lorsqu’une situation de jeu perturbe les Anglais, elle génère souvent un débat mondial qui aboutit parfois une modification des règles. Lors du dernier match du Tournoi des Six Nations 2026 entre la France et l’Angleterre (48-46), les joueurs du XV de la Rose ont pesté après le quatrième et dernier essai de Louis Bielle-Biarrey qui a permis aux Bleus de repasser devant.

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Ils pensaient en effet bénéficier d’un avantage pour un en-avant volontaire de François Cros en sortie de mêlée, annoncé comme tel par l’arbitre Nika Amashukeli, avant que ce dernier, aidé par son assistant vidéo, ne revienne sur le côté volontaire de l’en-avant et signale la fin de l’avantage une poignée de secondes avant la perte de balle anglaise et le contre français. Une séquence qui en a rappelé d’autres récentes, avec un avantage pour faute enlevé au bout de quelques ou plusieurs séquences et un gain de terrain plus ou moins significatif de l’équipe attaquante.

Les règles qui régissent le rugby mondial laissent en effet à la libre appréciation de l’arbitre la possibilité de mettre fin à un avantage sans qu’il n’y ait eu de points marqués par l’équipe qui attaque, en revenant à l’endroit de la faute commise par l’équipe qui défend. Serait-il alors opportun de légiférer et de définir un cadre plus strict à ces situations de jeu ?

Un cadre strict « irait en contradiction avec l’esprit de l’avantage »

L’ancien arbitre international Nigel Owens est sceptique, comme il l’a récemment confié dans l’émission Whistle watch : « Imaginons que la règle change et que la période d’avantage soit plus courte que maintenant : ce qu’il se passera, c’est que l’équipe qui attaque ne voudra pas prendre le risque de rendre la possession à l’adversaire et va poser le ballon par terre en disant ‘On va prendre les points s’il vous plait’. Cela irait en contradiction avec l’esprit de l’avantage, qui est la continuité du jeu en offrant une opportunité de plus de marquer. »

VIDEO

Statuer sur un nombre de phases de jeu (3 ? 5 ? 10 ?) plutôt que sur une durée chronologique ne serait pas non plus une solution miracle pour le sifflet gallois. « Que se passerait-il si l’équipe qui attaque gagne du terrain mais que cela ne mène nulle part après cinq phases de jeu ? Avancer de vingt mètres est-il vraiment un avantage dans ce cas ? »

De fait, s’il reconnait que la durée d’un avantage laissé peut varier d’un arbitre à l’autre et appelle à une forme de cohérence, Nigel Owens estime aussi que « c’est une zone grise, difficile à régler ». Une responsabilité qui incombe au directeur de jeu, qui, avec des éléments observables et contextuels, prend généralement la meilleure option.

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