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Délocaliser des matchs de Super Rugby en Europe : l'idée fait son chemin

Tamaiti Williams des Crusaders. Photo par Joe Allison/Getty Images

Les Crusaders, géants du Super Rugby Pacific, envisagent sérieusement d’étendre leur présence à l’international, avec des matchs en Europe désormais « à l’ordre du jour ». Selon leur directeur général, Colin Mansbridge, une récente étude menée par New Zealand Rugby confirme un potentiel immense : entre 1,3 et 1,8 million de supporters par club sont identifiés, mais seulement 20 % d’entre eux sont basés en Nouvelle-Zélande.

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Cette forte proportion de fans à l’étranger pousse à explorer des opportunités hors des frontières traditionnelles, notamment en Europe, où l’intérêt pour le rugby de clubs est en plein essor.

42 000 places vendues en une seule journée

Lors d’une récente tournée de pré-saison au Royaume-Uni, les Crusaders ont testé l’accueil du public international avec succès. Un match contre le Munster, en Irlande, a permis de remplir un stade de 42 000 places en une seule journée.

« Ce qui montre qu’il y a un attrait pour les marques des clubs de Super Rugby dans l’hémisphère nord, en particulier par rapport aux clubs traditionnels de l’URC ou de la Premiership, et je dirais même des clubs du Top 14 », affirme Mansbridge.

« Il y a donc bien eu une demande de ce côté-là. Maintenant, vous n’allez pas vendre des maillots, des produits dérivés ou quoi que ce soit d’autre à ces gens si vous n’y êtes pas souvent. Il se peut donc que nous devenions la deuxième équipe préférée, l’équipe du club, de certains des fans de cette région. »

Un tournoi mondial des clubs

La perspective d’un tournoi mondial des clubs prend donc de l’ampleur, regroupant des formations de renom issues du Top 14, de la Premiership et du Super Rugby. Une telle compétition, envisagée dès 2028, offrirait des rencontres inédites et des rivalités captivantes.

« Il faut commencer à créer des rivalités, ce qui pourrait apporter une valeur commerciale accrue », estime Mansbridge. Ces événements contribueraient également à renforcer les liens avec les supporters internationaux, en leur permettant de voir leurs équipes préférées jouer en direct.

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« Les tournées de pré-saison, bien que bénéfiques pour renforcer le lien avec les supporters, représentent souvent un investissement financier conséquent », rappelle le DG des Crusaders. « Nous emmenons les équipes à la rencontre de leurs fans, ce qui est une démarche essentielle, mais coûteuse. En général, les billets pour ces rencontres sont proposés à des prix très accessibles, ce qui ne suffit pas à couvrir les dépenses liées à l’organisation et au déplacement des équipes. »

Délocaliser des matchs de Super Rugby à l’étranger

Colin Mansbridge a confirmé que l’idée de délocaliser des matchs de Super Rugby à l’étranger est « absolument à l’ordre du jour » et suscite un véritable « appétit ». Selon lui, il est essentiel d’amener le rugby de club dans de nouvelles régions, distinctes des confrontations internationales.

L’expérience récente des Chiefs et des Blues au Japon, ou des Reds également où ils ont disputé des matchs de pré-saison, illustre le potentiel de ces initiatives. Mansbridge est convaincu que les équipes de Super Rugby peuvent tirer profit de cette exposition internationale, à la fois pour attirer de nouveaux publics et pour assurer des retombées financières aux clubs participants.

« Ce tournoi inspire les supporters du monde entier, et nous avons tous le devoir de continuer à développer ce jeu exceptionnel. »

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Cet article a été initialement publié en anglais sur RugbyPass.com et adapté en français par Willy Billiard.

 

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Comments on RugbyPass

G
GrahamVF 7 minutes ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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