Bayonne ne veut plus que les fantômes du passé se mettent en Travers
Trois victoires en quatre journées, la prolongation de son directeur du rugby Laurent Travers, et une communication
voulue positive… Bayonne semble reparti sur des bases plus sereines cette saison. Des résultats encourageants et plus de
dissensions internes qui demandent confirmation samedi (16h35) face au Stade français pour le compte de la 5e journée de Top 14.
Comptablement parlant, l’Aviron se porte bien, surtout après son succès arraché au Racing 92 (20-17) dans une passe très délicate, le premier à l’extérieurvdepuis le 21 mars à Montauban (60-26) où onze équipes ont gagné la saison
dernière.
Sa direction a profité de ce bon air ambiant pour annoncer que Laurent Travers resterait sur les bords de la Nive jusqu’en 2030. Une prolongation ? « Je ne parlerai pas d’une prolongation, a expliqué le président Philippe Tayeb
à L’Équipe. C’est la validation de ce qu’on a signé il y a un an. »
Une précision, comme la prise de parole, qui n’a rien d’anodine. La durée du contrat du directeur du rugby a toujours été un sujet du côté de Bayonne depuis l’officialisation de son arrivée en 2025. Le club basque avait d’abord annoncé un bail de quatre saisons, puis finalement d’une seule, dans un contexte de tension avec Grégory Patat, le manager de l’époque qui ne voyait pas d’un très bon oeil l’arrivée d’un technicien désireux de retrouver le terrain alors qu’il venait d’emmener l’Aviron en demi-finales du championnat après 43 ans d’attente.
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Un déclic après la raclée à Pau ?
Le mariage n’a jamais fonctionné et l’ancien entraîneur et président du Racing 92 a enfilé le jogging sitôt le Gersois parti, en février, dans un contexte tumultueux. Sans parvenir à redresser la barre, avec une deuxième partie de saison 2025/26 en chute libre et une pénible 12e place au final.
Philippe Tayeb et ses proches collaborateurs ont donc surfé sur l’embellie du mois de septembre pour rappeler la pertinence de leur choix. Car le passé récent a tracé une fracture entre les dirigeants et une partie des supporters qui n’ont pas compris ce besoin de remettre en cause un staff qui venait d’obtenir des résultats.
Trait d’union des deux époques, Gerard Fraser garde le nez fixé sur le terrain. Ancien responsable des trois-quarts promu manager en février, le Néo-Zélandais apprécie les victoires de ce début d’exercice, notamment la dernière même si le Racing a proposé une faible adversité.
Il ne réfute néanmoins pas un contenu qui laisse encore à désirer. « Le score à Pau (défaite 70-28 le 12 septembre, ndlr) nous a donné une motivation pour ne pas que les choses se répètent une deuxième fois en déplacement. L’essentiel était de gagner mais on a plein d’opportunités pour plier le match avant la fin », a-t-il relevé.
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Même début que l’an passé
À Créteil, dans la banlieu sud-est de Paris où était délocalisée cette rencontre, l’Aviron s’est fait peur, comme face à Clermont (46-24, le 19 septembre) avant le carton rouge de Marcos Kremer qui avait permis d’obtenir le bonus offensif; comme face à Toulon (27-26), à un degré moindre, le 5 septembre en ouverture du championnat.
« Contre le Racing, on ne doit jamais se retrouver dans une situation où, sur la dernière action, on peut perdre », peste Fraser, qui a finalement réussi à savourer cette victoire beaucoup trop longue à se dessiner selon lui. « J’étais comme un enfant le matin du 25 décembre qui devait attendre pour ouvrir ses cadeaux ! »
Un autre instant de bonheur l’attend peut-être samedi face au Stade français. En cas de succès, leur quatrième cette saison, les Basques pourraient s’emparer de la tête du championnat si les résultats des concurrents du moment (Toulouse, Lyon et Pau) leurs sont favorables.
Mais cela ne garantirait rien. L’an passé à la 5e journée, Bayonne battait Toulouse (40-26) et grimpait sur la plus haute marche du podium. Sans empêcher les dissensions internes et un épilogue aux antipodes des ambitions affichées. Les remous appartiennent au passé, jure sa direction.
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