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44 ans après le tout premier match de l'équipe de France féminine, les pionnières vont être réhabilitées

GRENOBLE, FRANCE - NOVEMBER 14: General view inside the stadium prior to the France Women v England Women Autumn International series match at Stade des Alpes on November 14, 2020 in Grenoble, France. Sporting stadiums around France remain under strict restrictions due to the Coronavirus Pandemic as Government social distancing laws prohibit fans inside venues resulting in games being played behind closed doors. (Photo by Chris Ricco - RFU/The RFU Collection via Getty Images)

Une petite injustice va être réparée samedi. Il y a 44 ans, une vingtaine de Françaises participaient au premier match international féminin de rugby de l’histoire, face aux Pays-Bas. Une victoire, sur un score de football (4-0) et un souvenir indélébile mais un détail fâcheux, aussi : le coq n’ornait pas leur maillot car elles n’étaient pas affiliées à la Fédération.

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Une anomalie qui sera corrigée en marge du match d’ouverture du Tournoi des Six Nations des Bleues contre l’Italie (13h25). Avant le coup d’envoi au stade des Alpes de Grenoble, les pionnières seront célébrées et recevront des mains de la ministre des Sports Marina Ferrari une réédition du maillot de 1982, cette fois-ci floqué du coq.

« Je ne pourrais même pas vous donner un mot assez fort pour vous faire comprendre cette reconnaissance », confie les larmes aux yeux Annick Jambon, deuxième ligne de l’équipe vainqueur à Utrecht en 1982.

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« C’était inespéré, lâche de son côté l’ancienne ouvreuse Odette Desprats, aujourd’hui âgée de 78 ans. Ça nous faisait un peu mal au coeur quand même. Parce qu’il faut savoir que, sans aucune prétention, on a tracé un chemin. »

« C’est grâce à elles qu’on est là maintenant »

Un chemin qu’elles partagent avec les joueuses actuelles, avec qui elles ont passé quelques jours à Marcoussis lors de la préparation des Bleues au Tournoi 2026.

L’équipe de France féminine a intégré la Fédération française de rugby (FFR) en 1989, après avoir été gérée par l’Association française de rugby féminin puis par l’éphémère Fédération française de rugby féminin.

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« C’est grâce à elles qu’on est là maintenant. On va se battre pour gagner ce match contre l’Italie, pour les remercier », déclare l’ailière Léa Murie, qui retrouve une place de titulaire samedi après quatre ans d’absence avec le XV de France.

Le 13 juin 1982, c’est une autre ailière, Isabelle Décamp – décédée depuis -, qui avait marqué en coin le premier essai du rugby international féminin. “Le ballon en cuir était trop humide, je n’avais pas pu transformer. J’étais très malheureuse, mais on avait quand même gagné 4-0 (un essai ne vaut 5 points que depuis 1992, NDLR)”, se souvient Odette Desprats.

L’année suivante, les Bleues avaient remporté la revanche contre les Hollandaises (10-0), cette fois-ci à la Teste-de-Buch.

Un rugby féminin français en progrès, qui ne demande qu’à grandir encore

La cérémonie de samedi à Grenoble, à l’initiative de Renault, partenaire du XV de France, « donne l’impression de rentrer dans la grande famille des internationaux », se réjouit Viviane Bérodier, arrière de l’équipe de 1982.

« C’est merveilleux ! Et puis, c’est vraiment une grande fierté de voir où en est arrivé le rugby féminin », se félicite Annick Jambon, 65 ans aujourd’hui.

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« Moi, j’ai l’impression que ça a bien avancé pour le XV de France, qui a les mêmes conditions que les mecs. Sauf que les mecs qui retournent dans leur club, ils ont encore les mêmes infrastructures. Les filles, elles, n’ont pas ça », tempère Viviane Bérodier, qui a longtemps dirigé le club des Violettes Bressanes, plusieurs fois champion de France dans les années 1970 et 1980.

Selon elle, il reste encore beaucoup à faire pour que le rugby féminin acquière la place qui lui revient.

« Dans la résidence des joueurs à Marcoussis, il y a pleins de trophées, mais rien pour le rugby féminin. Des vieux ballons, des vieux maillots ou des vieux crampons, on en a nous aussi. S’il le faut, je me charge de leur faire une vitrine, parce qu’à un moment donné, c’est aussi ça la reconnaissance », affirme Viviane Bérodier.

Son maillot de 1982 par exemple, est bien exposé dans un musée, mais… à Twickenham, le temple du rugby anglais. Une équipe que les Françaises n’ont pas battu depuis 17 matchs et qu’elles espère bien faire tomber sous le mandat du nouveau sélectionneur François Ratier.

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