Un autre profil d'arrière « hybride » pour le XV de France avec Theo Attissogbe
Théo Attissogbe devrait porter le numéro 15 avec le XV de France samedi contre les Fidji. L’international aux 16 sélections (12 essais) a jusqu’a présent été utilisé principalement à l’aile par Fabien Galthié ainsi que dans son club de la Section paloise. Mais il a déjà joué à l’arrière, que ce soit à Pau, comme lors des cinq derniers matchs, en raison de la blessure de l’habituel titulaire Jack Maddocks, ou en équipe de France.
Après la première journée de Champions Cup et la victoire bonifiée des Béarnais contre Leicester (41-17), leur manager Sébastien Piqueronies avait professé sur l’évolution de sa pépite en numéro 15. « On a un plan tous les deux, qu’on tiendra et je pense qu’il deviendra un arrière de référence. »
Les absences de Thomas Ramos et de Matthieu Jalibert, recours utilisé cet été, blessés, devraient lui offrir le numéro 15 selon les indications des entraînements à Marcoussis. Malgré un profil moins organisateur et moins adapté à l’animation offensive à deux têtes des Bleus cette année, avec l’ouvreur et l’arrière interchangeables selon les phases de jeu.
« Ça fait maintenant quelques années que j’ai la chance de faire partie de ce groupe France, donc j’ai quand même des habitudes », a assuré le Palois en conférence de presse mercredi, persuadé que « c’est un projet adaptable par rapport aux qualités et au profil de chacun. J’ai ma façon de jouer. J’ai peut-être un profil un petit peu différent mais il faut aussi que je sois capable à certains moments de soulager un petit peu Romain (Ntamack, ndlr) dans la conduite du jeu. C’est un aspect aussi important pour moi », assume le joueur de 21 ans.
Un Théo Attissogbe en feu au Hameau @SectionPaloise 🔥
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— TOP 14 Rugby (@top14rugby) September 12, 2026
Un « organisateur un peu plus acteur »
Mardi, le responsable de l’attaque du XV de France Patrick Arlettaz s’était aussi montré confiant. « Théo est un garçon intelligent, un tout petit peu plus hybride, mais il est capable de faire ce deuxième bridger », id est un relais après
les phases de rucks, a-t-il expliqué.
« Il va le faire avec ses qualités à lui, en étant un organisateur un peu plus acteur, mais ce n’est pas dérangeant. Il faut laisser la liberté à chaque joueur de pouvoir s’exprimer (dans un système) avec ses caractéristiques »,
a-t-il développé.
Fabien Galthié avait reconnu en début de rassemblement qu’ « il est clair que les absences de Ramos et Jalibert peuvent impacter un peu notre rugby. Mais là aussi on doit être en capacité de s’adapter et de trouver les bonnes solutions pour rester performants (…) C’est un challenge que nous allons essayer de relever avec plaisir. »
Avec pour Attissogbe un rendez-vous à prendre avec le maillot numéro 15 des Bleus de façon pérenne pour l’après Thomas Ramos, qui pourrait intervenir en sélection après la Coupe du monde 2027.