Ce compliment de Piqueronies à Attissogbe qui ouvre aussi la porte à un départ de Pau d'un de ses cadres
Contrairement à la saison dernière, la Section paloise a débuté son parcours européen en Champions Cup par une victoire, bonifiée de surcroit, dimanche contre Exeter (41-17). Un résultat qui lui laisse entrevoir de bonnes perspectives pour sortir de sa poule même si le chemin reste encore long.
Parmi les grands artisans de cette victoire à 5 points, Théo Attissogbe, placé à l’arrière, pas toujours juste dans certains choix mais diabolique ballon en mains sur des phases de jeu clés qui ont amené des essais à son équipe.
De quoi s’attirer les louanges de son manager Sébastien Piqueronies en conférence de presse après la rencontre. « Le talent de Théo, ce n’est pas aujourd’hui qu’on le découvre. Depuis plus d’un an, on l’expose un peu plus à l’arrière, pour son bien et celui de l’équipe. Quand il a du champ, de l’espace et des décisions à prendre, en général, il joue bien au rugby. »
Un talent couplé à la polyvalence de pouvoir être performant sur deux postes, avec celui d’ailier où il a fait son trou en équipe de France et où il est positionné habituellement quand l’Australien Jack Maddocks est apte.
Vers un départ de Maddocks ?
Mais au quel des deux est-il vraiment le meilleur ? Interrogé sur le sujet, Piqueronies a pris un long temps de réflexion avant de parler.
« J’aime quand Théo est sur le terrain. Et franchement, en fonction de certaines compositions d’équipe, je n’ai pas de préférence. En revanche, on a un plan tous les deux, qu’on tiendra et je pense qu’il deviendra un arrière de référence. »
Une réponse riche d’enseignements car elle indique que c’est au poste d’arrière qu’Attissogbe devrait être fixé pour les années à venir. Un choix plutôt pertinant alors que Thomas Ramos (32 ans), qui jouera à l’ouverture la saison prochaine au Racing, commence à prendre de l’âge et qu’il y aura peut-être une place à prendre à l’arrière chez les Bleus après la Coupe du monde.
Comme l’actuel titulaire du poste à Pau, Jack Maddocks, absent dimanche, est en fin de contrat en juin 2027, cela suggère aussi qu’il ne devrait pas être conservé. La fin possible d’une histoire longue de six ans et globalement très belle pour l’Australie, véritable facteur X de la formation béarnaise, que ce soit lorsqu’elle jouait le maintien ou plus récemment pour l’accompagner vers son changement de statut.
Moins performant pendant quelques semaines la saison dernière, il avait attribué en partie ce creux à son changement de vie, lui qui est devenu papa pour la première fois l’an dernier. Une situation familiale qui, à l’aube de ses 30 ans et alors que son statut de non-JIFF est une contrainte, pourrait aussi expliquer en partie un départ du Béarn et un éventuel rapprochement avec ses racines.