Toulon : « il n’y a rien de désespéré dans notre situation »
Faut-il s’inquiéter pour la dernière partie de la saison du RCT ? Coincé dans le ventre mou du Top 14 à la 9e place, à seulement sept points du Top 6, on se dit qu’il ne faudrait pas grand-chose pour que Toulon relève la tête… mais aussi pas grand-chose pour ternir le reste de la saison.
Avec une seule victoire sur les cinq dernières rencontres (trois défaites et un nul), le déplacement à Perpignan le week-end prochain pourrait à lui seul faire basculer, du moins psychologiquement, la saison.
La foi dans le rebond
Interrogé par nos confrères de Var Matin dans les travées de Mayol après la défaite face au Stade Français (27-46) samedi soir, le président Pierre Lemaître se voulait rassurant : « Tout va rentrer dans l’ordre. Le staff repart de l’avant, Pierre [Mignoni] a repris son rôle, il est bien… et il n’y a rien de désespéré dans notre situation. Forcément qu’il y a de la déception, oui. Mais je ne suis pas abattu. Nous savons ce qu’il faut corriger. Au groupe de le faire dès le prochain match. »
Une méthode Coué qui n’est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, ce que le Pays de Galles disait avant son dernier match du Tournoi des Six Nations. Les Gallois en étaient alors à 25 défaites en 27 tests et sentaient malgré tout la victoire approcher. Ce fut le cas pour la dernière journée face à l’Italie : 31-17. Première victoire dans le Tournoi depuis trois ans.
Bien sûr le RCT est loin d’être dans la même situation. Mais le point commun, c’est la foi dans le rebond.
Un stage de cohésion cette semaine
Avant d’aller affronter l’USAP à Aimé-Giral – où les Catalans viennent d’encaisser leur première défaite de la saison – les Toulonnais au complet vont passer la semaine en stage de cohésion dans les Pyrénées-Orientales.
Revenu la semaine précédente, le manager Pierre Mignoni compte sur cette bulle ensemble pour renforcer les liens avec les joueurs et le staff avant d’entamer la dernière ligne droite de la saison.
« Il reste sept matchs, ce n’est pas terminé », avait-il lancé en conférence de presse samedi. Sauf que le calendrier n’est pas super favorable. Sur les sept prochaines journées, quatre seront à l’extérieur. D’abord à Aimé-Giral (13e), donc, puis à Montauban (14e), sur les terres du Racing 92 (7e), puis à Castres (11e).
80% de victoires à domicile , 11% à l’extérieur
Des équipes prenables d’un premier abord, mais qui se révèlent de plus en plus dangereuse au fur et à mesure que la saison s’écoule. Si l’on s’en tient aux stats pures, ça n’a rien d’encourageant avec seulement 11% de victoires à l’extérieur depuis le début de la saison avec 149 points et 346 encaissés !
Le contraste est saisissant. Toulon est quasi imprenable à Mayol (8 victoires sur 10) mais en naufrage complet en déplacement avec une seule victoire en 9 rencontres. La différence de points illustre bien cette situation : +107 à domicile contre -197 à l’extérieur. Petit souci au passage, les trois derniers matchs à domicile promettent aussi du lourd contre Bayonne (12e), Toulouse (1er) et Bordeaux (4e).
Mais le président Lemaître est confiant : « Tout va rentrer dans l’ordre. Il n’y a rien de désespéré dans notre situation. » Même le Pays de Galles y a cru.