Temo Matiu : troisième-ligne rugueux, mais pas bourrin
Temo Matiu, le troisième-ligne de l’Union Bordeaux-Bègles a été appelé une fois encore dans le groupe des 42 joueurs invités à rejoindre le Centre National du Rugby de Marcoussis ce lundi 9 février au soir pour préparer la deuxième rencontre du Tournoi des Six Nations, contre le Pays de Galles dimanche 15 février.
Ce n’est pas la première fois qu’il est appelé par le sélectionneur Fabien Galthié. Sa première convocation date d’il y a un an et demi, à l’automne 2024 pour préparer le match contre l’Argentine. Depuis, il est convoqué de temps en temps mais jamais sélectionné si ce n’est par l’équipe de France de rugby à 7 depuis 2023. Il fait d’ailleurs partie de la liste « Objectif 2028 » de la FFR.
Fils de l’ancien deuxième-ligne Legi Matiu – né à Auckland et qui compte deux sélections avec la France en 2000 – Temo est né à Biarritz en 2001, là où il a commencé sa carrière (deux ans au BO) avant de rejoindre l’UBB en juillet 2024. « Il est issu d’un parcours atypique qui l’a vu arriver du basketball au rugby en 2020 », raconte son club.
Il est arrivé au rugby… par le basket
« Il a évolué notamment à Dax et Mont-de-Marsan en basket jusqu’à 19 ans, avant de rejoindre l’équipe espoirs du Biarritz Olympique au début de l’année 2021 où il fait ses débuts en pro contre le Stade Aurillacois en novembre 2022.
« Reconnu pour sa vitesse et sa grande capacité d’apprentissage, il arrive en Gironde après avoir été, malgré son jeune âge, l’une des pièces maîtresses du pack biarrot (43 matchs de ProD2 en deux saisons). Très utilisé dès son arrivée (21 matchs en 24/25), Temo fait forte impression et est même convoqué dans le groupe élargi du XV de France. Il remporte également son premier trophée lors de cette saison avec la Champions Cup gagnée par le club en mai 2025. »
Ses entraîneurs, passés et actuels, louent sa vitesse, sa force de percussion (1,91m, 100kg ; il en a pris six en quelques mois), remarquent son caractère taiseux. Tout ça est digne de son héritage familial. « Il avait un jeu très rugueux, mais attention, ce n’était pas un bourrin », raconte un ancien coach cité par Sud Ouest.
« Il fait partie des joueurs qui progressent énormément, dans le silence, dans la discrétion, c’est quelqu’un qui est très pudique… »
Cette saison particulièrement, Matiu est en pleine éclosion après avoir été titulaire sur 13 de ses 17 feuilles de match depuis le début de la saison à Bordeaux dont huit consécutives entre novembre et début janvier.
« Il fait partie des joueurs qui progressent énormément, dans le silence, dans la discrétion, c’est quelqu’un qui est très pudique », dit de lui son entraîneur à l’UBB Yannick Bru, le voyant « plus percutant, plus dur, plus dominant dans les contacts » que précédemment avec « des super pouvoirs sur la vitesse et sur la touche. »
Lui qui dit à propos d’un éventuel destin en Bleu « forcément, c’est dans un coin de la tête, mais je préfère me focaliser sur les matchs un par un. Le reste viendra si ça doit venir », voudra néanmoins jouer crânement sa chance pour, pourquoi pas, décrocher une première sélection sur le Tournoi des Six Nations 2026.
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