« On a alterné le très bon et presque le très mauvais » : Jefferson Poirot estime que l'UBB doit gagner en constance
Contre Lyon ce samedi 3 octobre, ce sera le grand retour du pilier gauche de l’UBB Jefferson Poirot, remis de son entorse au genou. Un retour anticipé alors qu’on lui donnait six semaines à huit d’absence. « J’ai beaucoup bossé sur le haut du corps, j’ai fait du renforcement musculaire », a-t-il raconté.
« J’avais aussi quelques coups que j’avais gardés de la dernière saison avec une épaule un peu douloureuse notamment. J’en ai aussi profité pour reprendre la fin de ma rééducation cervicale après mon opération. Ainsi, j’ai travaillé pas mal de points qui peuvent me servir. Ça faisait, je pense, sept ou huit ans que je n’avais pas pu faire un aussi gros cycle de musculation du haut du corps. Puis, je suis revenu à la course pendant deux ou trois semaines, où j’ai pu réaccélérer et reprendre ce qui m’avait manqué depuis le début de saison. »
Une dernière année à savourer
Prêt à amener du positif à une équipe qui pointe à la 5e place du général après deux victoires et deux défaites, il compte savourer pleinement sa dernière année sur les terrains. « Je suis content de retrouver le groupe, parce que je l’ai démarrée dans mon coin, un peu tout seul, en suivant tout ça de loin. Et c’est vrai que j’avais envie aussi d’être avec mes coéquipiers, c’est quand même le but principal de notre sport », dit-il encore, jugeant que Bordeaux-Bègles est en quête « d’un peu plus de constance ».
« C’est vrai qu’on a un peu alterné le très bon et presque le très mauvais par moments. C’est un peu difficile parce qu’un lundi, on est euphorique, et le lundi d’après, c’est très dur à vivre. On s’insulte presque », juge l’international français (39 sélections) âgé de 33 ans, qui s’était blessé en fin de préparation estivale.
« C’est quelque chose qu’on souhaitait éviter et, malheureusement, sur les quatre premiers matchs, c’est exactement ce qu’on a fait, un peu à l’image de la saison dernière aussi. On a à cœur d’amener un peu plus de constance. Essayer aussi, peut-être, de redistribuer le leadership. Car sur le dernier match, Max était un peu tout seul dans la cellule des leaders. L’idée est d’essayer de se partager la tâche pour éviter un épuisement de nos leaders. »
Enchaîner sereinement
L’UBB, cinquième après la 4e journée, a remporté ses deux rencontres à domicile (Racing 92, Stade français), mais n’a jamais confirmé hors de ses bases (Toulouse, Perpignan). « C’est pesant parce que ça ne permet pas d’enchaîner sereinement », admet-il.
De son côté, le manager Yannick Bru parle de « retrouver de l’efficacité offensivement ce qui fait vraiment partie de notre identité de jeu et on l’a un peu perdu et en particulier à Perpignan (38-25) » où les statistiques ont montré « une équipe qui est absente dans une forme d’exigence individuelle, de respect du collectif et d’exigence individuelle ».
« On a essayé cette semaine de se concentrer sur nous et on a essayé de rappeler à tout le monde que notre collectif doit être fort et pour ça chacun doit faire preuve d’un engagement et d’un altruisme élevé », a ajouté Bru.
Face au LOU, en plus de Poirot, l’UBB pourra compter sur le retour à l’aile de Louis Bielle-Biarrey, élu meilleur international français cette semaine lors de la Nuit du rugby, et ceux des internationaux Romain Buros, Maxime Lamothe et Yoram Moefana, laissés au repos le week-end dernier.