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Point par point, le bilan que Fabien Galthié dresse du Six Nations 2026

Des joueurs de l’équipe de France célèbrent leur victoire après le match international du Tournoi des Six Nations de rugby à XV entre la France et l’Angleterre, au Stade de France à Saint-Denis, au nord de Paris. (Photo : Ibrahim Ezzat/NurPhoto via Getty Images)

Pour le bilan du Tournoi des Six Nations 2026, le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié multiplie les prises de parole pour partager son sentiment d’un Tournoi globalement positif sur le plan des résultats et de l’attaque, mais plus nuancé sur la mêlée et, dans une moindre mesure, sur la défense.

Ce que dit le tableau de bord

Galthié dit s’appuyer sur un « tableau de bord » pour juger la performance de son équipe. Selon lui, la France est première en attaque, avec 40 points marqués de moyenne, soit 10 points de plus que l’équipe qui arrive juste derrière, et troisième en défense, avec 26 points encaissés, derrière l’Irlande à 21 points encaissés. Il ajoute aussi que l’équipe est troisième sur la touche et « en fond de tableau » sur la mêlée.

« Dans un match il y a 25 jeux de dépossession et de repossession », a expliqué le sélectionneur dans le Super Moscato Show sur RMC Sport. « Par exemple, l’Angleterre, on savait qu’elle allait nous taper 25 fois dans notre dos ; 25 fois, c’est comme ça. Et nous on savait qu’on allait devoir alterner aussi jeu devant la défense et le jeu derrière la défense, parce que dans le jeu de dépossession aussi il y a aussi tout ce qu’on appelle les chasses offensives.

« Par exemple, quand on dit que Théo Attisogbé ou Louis Bielle-Biarrey marquent beaucoup d’essais, ce sont des ailiers qui touchent énormément de ballons dans le dos de la défense. La défense est tellement sous pression à cause de ces règles-là, qu’elle doit faire des choix. Sur à peu près sept essais qu’on a, il y a au moins presque 50% d’essais qui viennent d’un jeu au pied de dépossession mais qui est un jeu au pied offensif. »

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Lecture du jeu

L’analyse du sélectionneur est donc que le rugby actuel repose davantage sur le volume de jeu, les séquences de dépossession / repossession et les phases après jeu au pied. « Si on prend tout ce qu’on appelle la conquête, les bases, le setup, par match il y a un peu plus de 10 mêlées, autour de 25 touches et 50 jeux de dépossession et de repossession sur le terrain », détaille Fabien Galthié.

« En fait, le jeu commence par le chaos, maintenant. Il commence par des phases organisées – mêlées, touches – et après, 50 zones du terrain où tu sais pas qui va gagner le ballon, tu sais pas si tu vas être attaquant, tu sais pas si tu vas être défenseur. Il y a des ballons libres partout et ça, ça crée le chaos. Et du chaos naîssent les offensives. Voilà pourquoi aujourd’hui on est sur des scores phénoménaux.

« La dépossession ou la repossession c’est tout ce qui se passe après un jeu au pied de pression. Aujourd’hui, tu as à peu près 60 jeux au pied dans ce match, mais t’en as 10 qui vont en touche. Les équipes tapent très peu en touche. »

Attaque et efficacité

Sur le plan offensif, il estime que le XV de France a progressé et que le jeu est devenu « plus huilé ». Il explique aussi que la nouvelle animation offensive a été lancée en Argentine en 2024 et qu’elle a été conservée tout au long du cycle, avec à la clé 30 essais l’an dernier puis à nouveau 30 essais sur ce Tournoi. Il souligne en revanche que cette ambition offensive a un coût défensif, avec notamment trois interceptions concédées.

« On a besoin d’améliorer nos défenses », reconnaît le sélectionneur. « Mais notre défense commence par le chaos, par le jeu de dépossession, de repossession, elle continue par les phases de conquête, la mêlée et la touche. Aujourd’hui, il y a très peu de mêlée qui se jouent, c’est-à-dire que sur chaque mêlée aujourd’hui t’as plus de 50% de mêlées qui sont pénalisées. »

Mêlée et limites

Le point le plus critique dans son bilan concerne la mêlée. Galthié dit clairement que le niveau de la France dans ce secteur est insuffisant pour viser un titre mondial sans une mêlée dominante, et que ce doit être considéré comme un problème collectif de process et de procédure, pas seulement un problème de piliers. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un défaut individuel, mais d’un secteur à réinventer tactiquement et physiquement.

« En fait, la mêlée est un moyen, par un rapport de force, de regagner la possession et d’aller taper une touche à ce qu’on appelle une pénaltouche. Contre l’Angleterre il y a deux mêlées qui se jouent 50 m. On est pénalisé. Ils vont donc jouer deux pénaltouches sur notre ligne d’en-but et ils vont marquer deux essais », rappelle-t-il.

Discipline et contexte

Sur la discipline enfin, Galthié estime que l’équipe a terminé le Tournoi avec un très bon niveau, alors qu’après la tournée de novembre il estimait la France parmi les équipes les plus indisciplinées en défense. Il oppose donc le contexte de novembre au Tournoi, en expliquant que l’équipe a appris, notamment dans la gestion de la fin de match contre l’Angleterre.

« Concernant la discipline, on est les plus indisciplinés en position de hors jeu. On a terminé le tournoi en étant les meilleurs sur la discipline défensive et au final on est les meilleurs au niveau de la discipline, c’est-à-dire offensive défensive. Mais ce qui nous coûte des pénalités, c’est l’attaque. L’attaque nourrit bien sûr notre tableau d’affichage, mais elle désarme un peu la défense et donc tout est une question d’équilibre. »

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