Le combat des “Chiefs” entre PNG et Nouvelle-Zélande
Deux équipes, deux formats de rugby et un même nom. Les Chiefs néo-zélandais et la future franchise de Papouasie-Nouvelle-Guinée se retrouvent au cœur d’un conflit qui se retrouve devant les tribunaux. La Haute Cour de Nouvelle-Zélande a refusé cette semaine d’interdire provisoirement l’utilisation du nom, laissant les PNG Chiefs préparer le lancement de leur marque le 21 octobre.
Attendue en NRL en 2028 avec notamment dans ses rangs l’ancien Racingman Joey Manu, la formation de rugby à XIII a donc franchi un premier obstacle. La Fédération néo-zélandaise de rugby (NZR), détentrice de la marque Chiefs, poursuit néanmoins son action. Elle défend une identité installée depuis près de trente ans et estime que la présence de deux clubs du même nom sur des marchés communs risque de créer une confusion.
La NZR poursuit son action
« New Zealand Rugby (NZR) prend acte des engagements pris par l’ARLC devant la Cour pour prendre des mesures concrètes afin d’éviter toute confusion en Nouvelle-Zélande lors du lancement de la marque, le 21 octobre. La Cour s’est appuyée sur ces engagements, qui reconnaissent les préoccupations exprimées par NZR depuis octobre 2025 », indique la NZR dans un communiqué.
« La position de la NZR n’a pas changé : l’existence de deux équipes portant le nom de Chiefs, pratiquant des codes sportifs similaires sur les mêmes marchés commerciaux, est susceptible de créer une confusion. La NZR reste fermement convaincue que le nom “Chiefs” ne peut être utilisé en Nouvelle-Zélande sans porter atteinte aux protections en vigueur depuis 1998.
« Depuis octobre 2025, NZR fait directement part de ses préoccupations à l’ARLC dans l’espoir de régler cette affaire sans saisir la justice. »
La frustration des Chiefs néo-zélandais
Pour Steve Lancaster, directeur général de NZR, ce refus d’interdiction provisoire n’est « pas un jugement sur la solidité de notre dossier ». La responsabilité de la fédération de protéger la marque « n’a pas changé », insiste-t-il, tout en maintenant la possibilité d’un accord avec la Commission australienne de rugby à XIII (ARLC).
Chez les Chiefs néo-zélandais, les dirigeants ont également réaffirmé leur volonté de défendre le nom du club. Le directeur général Simon Graafhuis a remercié les supporters et décrit cette décision comme une « première étape ». Ce nom « compte énormément pour cette région et ses habitants », a-t-il rappelé.
Le président Errol Brain a parlé d’un engagement plus personnel. Lui qui affirme avoir « littéralement versé du sang pour ce club » estime devoir protéger « sa marque et son héritage » pour les générations futures.
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