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Deux semaines d'intenses réflexions débutent pour Fabien Galthié

Par AFP
Fabien Galthié va avoir des choix importants à faire en vue du match en Irlande dans deux semaines, alors que l'équipe de France peut encore gagner le Tournoi des Six Nations 2025. (Photo Bob Bradford - CameraSport via Getty Images)

En ne faisant qu’une bouchée de l’Italie dimanche (73-24), le XV de France s’est relancé en misant sur une « émulation » jugée nécessaire par Fabien Galthié, qui devra faire des choix difficiles en vue du match en Irlande dans deux semaines, décisif pour la victoire finale dans le Tournoi des Six Nations.

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Rencontre
Six Nations
Ireland
27 - 42
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France
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Après trois journées et malgré un revers cruel en Angleterre (26-25), les Bleus peuvent y croire, et ils auraient tort de ne pas le faire, revigorés par un succès record et repositionnés à seulement trois longueurs du leader irlandais.

Au stade olympique de Rome, des invités surprises ont déboulé sans complexe pour bousculer la hiérarchie longtemps établie dans le groupe France, de l’ailier Théo Attissogbe (20 ans, 5 sélections) à l’arrière Léo Barré (22 ans, 7 sél.), en passant par le deuxième ligne Mickaël Guillard (24 ans, 8 sél.)

« Ce sont des joueurs qu’on a découverts au fil du temps la saison dernière, on a confiance en eux, on leur a donné notre confiance et ils nous la rendent », s’est réjoui le sélectionneur.

Attissogbe a répondu présent à chaque sortie en bleu

Tous les trois, en plus d’avoir inscrit des essais (deux pour Barré, un pour Guillard et Attissogbe), ont également marqué des points dans l’esprit du staff.

« Sur le terrain, j’essaie de tout donner, de faire les meilleures prestations possible. Après, c’est au staff de gérer tout ça », a jugé le jeune ailier palois, parfait exemple de la concurrence promue par Galthié durant toute la semaine précédant le déplacement à Rome.

Après des sorties convaincantes lors de la tournée d’été en Amérique du Sud, durant la tournée d’automne et en ouverture du Tournoi contre les Gallois, Attissogbe a profité de la prestation mitigée en Angleterre de Damian Penaud pour être titularisé et pousser son homologue bordelo-béglais hors de la feuille de match.

Tranchant dans ses actions offensives et très solide défensivement, il a fait le nécessaire pour, a minima, faire naître un débat sur le choix à faire avant d’aller défier l’Irlande.

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Son compère de l’arrière, Léo Barré, a lui aussi fait un retour fracassant, après avoir manqué les deux premières rencontres du Tournoi en raison d’une commotion.

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« L’émulation est super importante, on le sait depuis le début, depuis que Fabien nous a appelés, rien n’est acquis », a-t-il souligné. Avant d’ajouter : « Il peut se passer plein de choses, on l’a bien vu avec le carton rouge de Romain (Ntamack), ça va très vite ».

Le trois-quarts du Stade Français sait que l’ouvreur toulousain sera de nouveau disponible pour aller à Dublin, ce qui pourrait pousser le staff des Bleus à lui confier la conduite du jeu, et par effet domino, faire repasser Thomas Ramos à l’arrière, son poste préférentiel.

Fickou de retour à Dublin au détriment de Barassi ?

« Romain est là, il y a une hiérarchie à respecter, on en est tous conscients, on est jeunes, que ce soit moi, Théo, Louis (Bielle-Biarrey), on est là pour créer de l’émulation et que l’équipe performe, c’est la priorité », a tempéré le Parisien.

Comme lui, le Lyonnais Mickaël Guillard a fait oublier l’absence à cause d’une infection pulmonaire d’Emmanuel Meafou. Puissant et précieux en conquête, il devrait néanmoins perdre sa place si le colosse toulousain est rétabli, mais semble avoir fait le nécessaire pour rester dans le groupe.

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D’autant plus avec le choix d’un banc à sept avants audacieux mais intéressant à Rome, qui pourrait être reconduit en Irlande.

« On a une très grosse émulation, ça permet de tirer tout le monde vers le haut », a affirmé Guillard après sa première titularisation dans le Tournoi ponctuée de son premier essai sous le maillot bleu.

Les changements opérés avec succès à Rome ont montré l’ampleur de l’éventail de choix à disposition de Fabien Galthié. Et certains pourraient en pâtir, à commencer par le centre Pierre-Louis Barassi, symbole de difficultés défensives françaises latentes qui pourraient coûter cher face au tranchant offensif irlandais.

Gaël Fickou, traditionnel taulier de l’arrière-garde tricolore et capitaine de la défense bleue depuis de longues années, de retour de blessure, pourrait lui être préféré face à la puissance de frappe des redoutables Bundee Aki et autre Robbie Henshaw.

Avant de s’attaquer à « la plus grande montagne de ce Tournoi », selon les mots d’Antoine Dupont, Fabien Galthié a l’embarras du choix. Et deux semaines pour réfléchir.

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G
GrahamVF 1 hour ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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