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Caisson hyperbare, photobiomodulation : la récupération 2.0 de Machenaud pour rejouer avec Bayonne

Maxime Machenaud, demi de mêlée de l'Aviron bayonnais. (Photo by Valentine CHAPUIS / AFP via Getty Images).

La scène, qui se déroulait le mercredi précédent le déplacement de Bayonne à Clermont en ouverture de la 18e journée de Top 14, avait de quoi surprendre. Sous un soleil radieux, enfin sorti et clément après plus d’un mois de pluie constante, les joueurs de l’Aviron ont été rejoints en toute fin de séance par Maxime Machenaud.

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Toujours aussi affûté, le demi de mêlée international (38 sélections) est venu faire quelques passes et monter des chandelles. Difficile alors d’imaginer que quatre mois auparavant, il était sur le billard pour une rupture des ligaments croisés survenue dix jours plus tôt à Pau.

Admiratif, son coéquipier Joris Segonds déclarait : « Cela montre toute son implication même si elle est connue depuis longtemps. Max, c’est l’exemple type. C’est un mec qui ne lâche pas et c’est bien de l’avoir car même blessé il vient tous les jours au stade, il ne tire jamais la gueule, il a tous les jours la banane. On ne doit pas oublier qu’à côté de nous il y a un mec de 37 ans blessé, qui n’a pas 5 ou 6 ans encore à jouer et qui se bat juste pour revenir. Par rapport à des mecs comme ça, on se doit de s’y filer à 200%. »

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La preuve visible d’une rééducation très efficace, a fortiori pour un joueur de son âge. Sa blessure, peut-être la pire pour un sportif de haut niveau et à laquelle est venue se greffer en même temps une entorse à la cheville de stade 2 qui a elle aussi failli nécessiter une opération, aurait dû sonner le glas de sa carrière.  Mais pas la sienne, comme il l’a décidé très vite après le verdict.

 

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« J’ai voulu mettre toutes les chances de mon côté, quitte à tester des choses différentes »

« Je me suis dis que je ne pouvais pas terminer sur ça, assure-t-il à RugbyPass. J’ai calculé directement où ça m’amenait au bout de 7 mois et demi car c’est le temps qu’il m’a fallu la première fois pour revenir (il a déjà eu la même blessure en 2018, une semaine avant la finale de Champions Cup entre le Racing 92 et le Leinster, ndlr). Je me suis dis pourquoi pas le tenter. Le chirurgien a été très positif, mon ménisque n’a pas été touché et il m’a dit que je n’avais pas le genou d’un type de 37 ans. S’il avait été très abimé, certainement que je n’aurai pas forcé pour esquinter ma santé. »

Avec en ligne de mire la 26e et dernière journée de Top 14, le 6 juin prochain à Jean-Dauger contre Perpignan, Machenaud s’est donc lancé ce défi fou de rejouer au moins une dernière fois avec l’Aviron bayonnais avant la fin de son contrat, qui se termine au 30 juin de cette année. Connu dans le milieu pour être un mordu de musculation et de préparation physique, il s’est donc astreint à un programme copieux dès les premiers jours de rééducation, mais pas seulement.

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« J’ai voulu mettre toutes les chances de mon côté, quitte à tester des choses différentes » dit-il aujourd’hui. Aux exercices physiques quotidiens, il y a ajouté ce qui se fait de mieux en matière de technologie pour une récupération 2.0 et H24. Dès 7h30, il s’est ainsi adonné à des sessions de photobiomodulation : une technique empruntée au footballeur du PSG Achraf Hakimi qui consiste à s’exposer à une lumière infrarouge sensée stimuler la régénération de ses cellules.

Un retour contre Perpignan « dans le pire des cas »

Il a par ailleurs loué pendant quatre mois à une société spécialisée dans le bien-être un caisson hyperbare qu’il a ramené chez lui, machine imposante où on se glisse tout entier pour être bombardé d’oxygène. « Je me mettais dedans pendant 1h15 trois fois par semaine. C’est une sensation hyper bizarre : tu as l’impression d’être huit mètres sous l’eau, tes oreilles se bouchent, et ça vient te compresser donc il ne faut pas être claustrophobe ! Mais il parait que c’est très efficace pour la récupération des ligaments et des tendons. »

Une alternative technologique au plus traditionnel combo sauna – bain froid, auquel il n’a pas non plus dérogé chaque jour de la semaine.

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Même ses nuits ont été optimisées grâce à l’acquisition d’un matelas à vibrations basse fréquence. « Si ça peut me faire gagner une ou deux semaines… Mon but ultime est de rejouer au rugby le plus rapidement possible et le mieux possible. »

Aujourd’hui, s’il n’entend pas brûler les étapes au risque de tout gâcher, il sait aussi que son chemin de croix ne devrait pas s’éterniser.

« Je ne suis pas en retard, sourit le demi de mêlée. La rééducation se passe très bien, je réagis très bien et j’ai déjà presque atteint ma vitesse max. Il y a plein de paramètres qui font que je suis confiant pour reprendre avant la fin de la saison. La date que j’avais fixé juste après ma blessure était le 6 juin pour la dernière journée contre Perpignan. Ça serait aujourd’hui le pire des cas car je n’imagine plus désormais ne pas rejouer avec Bayonne d’ici la fin de la saison. »

Jouer jusqu’à 40 ans

En attendant ce moment pour lequel il a travaillé si dur, il s’est aussi occupé de son avenir proche. Avant même qu’il n’ait pu refouler les pelouses, des clubs de Top 14 se sont penchés sur son cas. Perpignan, Pau et le Racing 92 qui devrait sauf surprise le récupérer après avoir été sa maison pendant dix ans (2012-2022). Une cote là encore assez rare pour un joueur de 37 ans n’étant pas encore revenu d’une blessure aussi grave.

« C’est aussi la récompense de tous les efforts que je fais depuis maintenant vingt ans. J’aime m’entraîner, j’aime ce sport et je pense que les gens ressentent que j’ai encore envie de jouer et que je peux encore apporter quelque chose à un groupe. ». Pour un an et dans l’idéal un peu plus, lui qui n’a jamais caché son admiration pour les joueurs ayant poussé le bouchon jusqu’à 40 ans et son rêve de faire lui aussi partie, à partir de janvier 2029, de ce club très fermé des increvables du rugby « qui forcent le respect ».

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