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Derrière Dupont, Nolann Le Garrec aura-t-il plus de temps de jeu que les autres N.9 ?

Le demi de mêlée Nolan Le Garrec lors du match du Tournoi des Six Nations entre la France et l'Italie au Stade Pierre Mauroy à Villeneuve-d'Ascq, le 25 février 2024. (Photo by Denis Charlet / AFP) (Photo by DENIS CHARLET/AFP via Getty Images)

Le 2 février 2024, Nolann Le Garrec faisait sa première apparition avec l’équipe de France, profitant du retrait volontaire d’Antoine Dupont. Un an après, le joueur du Racing a doublé la concurrence et s’est installé comme doublure du Toulousain, de retour.

La France a des problèmes de riche. Confronté à une abondance de biens au poste de demi de mêlée, Fabien Galthié a bien dû trancher au moment de dresser sa liste de 42 joueurs.

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Derrière l’incontournable Antoine Dupont, capitaine et sans doute meilleur joueur du monde actuellement, il n’y a qu’une place pour (au moins) quatre prétendants sérieux.

Il y a tout d’abord Maxime Lucu (32 ans, 34 sélections), doublure officielle de ‘SuperDupont’ depuis quelques années déjà. Puis Baptiste Serin (30 sélections, 46 sélections), capitaine des Bleus lors de la dernière tournée d’été et auteur d’une première partie de saison de très haut niveau avec Toulon. Baptiste Couilloud (27 ans, 17 sélections), dynamiteur en chef du jeu lyonnais et serial marqueur d’essais. Et enfin Nolann Le Garrec (22 ans, 7 sélections), la pépite couvée par le staff des Bleus depuis 2022.

Un an après sa première sélection (le 2 février 2024 contre l’Irlande), ce dernier semble avoir semé la concurrence. Lucu a été renvoyé à Bordeaux tandis que les deux Baptiste n’ont même pas été conviés à Marcoussis.

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Le Garrec, lui, est bien là et s’apprête à vivre son deuxième Tournoi des Six Nations renforcé par un nouveau statut. Mais il sait aussi que le retour d’Antoine Dupont réduit ses perspectives de temps de jeu.

Le Garrec : « J’essaie de profiter de toutes les minutes passées sur le terrain pour progresser et surtout, pour prendre du plaisir »

Demandez donc à Maxime Lucu, qui a dû se contenter des miettes laissées par Dupont. Prenons par exemple le Tournoi 2022, dernière victoire en date des Français. Dix minutes contre l’Italie, pareil contre l’Irlande, six à Édimbourg, huit à Cardiff et enfin trois contre l’Angleterre. Soit 37 minutes passées sur les pelouses en six matchs…

Idem lors de la Coupe du Monde 2023. Dupont est titulaire contre la Nouvelle-Zélande, la Namibie et l’Afrique du Sud. Si l’on prend les deux matchs qui comptent (Dupont était sorti blessé après 45 minutes contre les Welwitschias), Lucu a eu droit à… trois minutes de jeu.

Une éventualité à laquelle est préparé Le Garrec. « Je prends le maximum d’expérience à chaque fois que je viens ici (à Marcoussis, NDLR) et que je côtoie des joueurs comme Antoine par exemple », a-t-il expliqué ce mardi en conférence de presse.

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« J’essaie de profiter de toutes les minutes passées sur le terrain pour progresser et surtout, pour prendre du plaisir. »

Le plaisir, il faudra sans doute qu’il apprenne à en prendre depuis le bord de touche, malgré tout son talent, lui qui a explosé à la face du monde un soir de pays de Galles – France pour sa première titularisation en bleu.

« Nolann est un super gamin. Il a été super solide, sur ses entrées, sur ses débuts de matchs », complimentait alors Fabien Galthié.

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Et à relire les commentaires du sélectionneur à l’époque, on comprend aujourd’hui que c’est à ce moment-là que le joueur formé à Vannes a pris le dessus sur la concurrence.

« Il y avait des hommes à sa place qui ne lâchaient pas le morceau non plus. Quand la porte s’est entrouverte, il était prêt, et il nous a beaucoup apporté. Je suis vraiment content pour lui et pour nous. »

Galthié a adoubé Le Garrec lors du Tournoi 2024

Une forme d’adoubement pour le joueur, programmé pour suivre les pas de Dupont, avec qui il partage quelques similitudes dans le jeu : prise d’initiatives, activité autour des rucks, vista, précision et longueur du jeu au pied…

Le sélectionneur ne s’est pas renié depuis. Placé parmi les joueurs ‘premium’, Le Garrec a été laissé au repos cet été durant la tournée en Amérique du Sud, et s’est réinstallé comme N.2 des N.9 lors de la tournée d’automne.

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Ce qui ne l’a pas empêché d’être lui aussi au régime sec. Présent dans les 23 pour les deux derniers matchs contre la Nouvelle-Zélande et l’Argentine, il est carrément resté cloué au banc.

Pas de quoi réfréner le futur Rochelais, l’un des seuls Racingmen à tirer son équipe vers le haut cette saison. « La France a de la chance d’avoir, avec Antoine Dupont et lui, une telle richesse au poste de numéro 9 », soulignait son entraîneur en club Stuart Lancaster, il y a dix jours à peine.

Le malheur de Le Garrec, c’est de jouer au même poste que l’indispensable Antoine Dupont. Sa chance, c’est que le champion olympique est polyvalent, et on l’imagine bien Galthié lui faire terminer les rencontres à l’ouverture pour offrir un peu plus que des miettes à son héritier.

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G
GrahamVF 1 hour ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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