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Verdict attendu au procès des rugbymen accusés d'un viol collectif

Par AFP
Grégoire Mouly (R), l'avocat de la partie civile, arrive pour le procès de cinq joueurs de rugby de l'équipe française de Grenoble accusés d'avoir violé une étudiante dans un hôtel en 2017, ou de ne pas avoir empêché l'agression sexuelle présumée, au palais de justice de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, le 2 décembre 2024. Le procès, qui se tient à Bordeaux était initialement prévu en juin, mais a été reporté après que l'un des accusés, Denis Coulson, de nationalité irlandaise, a été gravement blessé dans un accident de la route. (Photo by ROMAIN PERROCHEAU / AFP) (Photo by ROMAIN PERROCHEAU/AFP via Getty Images)

La cour d’assises de Gironde rend son verdict, vendredi 13 décembre, pour d’ex-rugbymen de Grenoble qui répondent depuis deux semaines, à huis clos, d’un viol collectif pour lequel des peines de 12 à 14 ans de réclusion ont été requises.

Les peines requises

Alors que les faits sont passibles de 20 ans de réclusion, l’avocat général en a réclamé 14 pour l’Irlandais Denis Coulson et le Français Loïck Jammes, et 12 pour le Néo-Zélandais Rory Grice. Les deux premiers ont 30 ans aujourd’hui, le troisième 34 ans.

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Quatre ans de prison ferme ont également été requis à l’encontre de l’Irlandais Chris Farrell (31 ans), et deux ans dont un avec sursis contre le Néo-Zélandais Dylan Hayes (40 ans), auxquels la justice reproche d’avoir assisté à tout ou partie des faits sans intervenir.

Aucun des accusés et prévenus n’a effectué de détention provisoire.

Une soirée de la honte où l’alcool a coulé à flots

Le 12 mars 2017 au matin, la victime, âgée alors de 20 ans, avait quitté en larmes un hôtel de Mérignac, en périphérie de Bordeaux, où l’équipe de Grenoble avait séjourné après un match de Top 14 perdu contre Bordeaux-Bègles.

L’étudiante avait porté plainte, déclarant avoir rencontré des joueurs dans un bar et les avoir suivis en discothèque lors d’une soirée où l’alcool a coulé à flots, sans se souvenir de la suite. Elle ajoutait s’être réveillée le lendemain, nue sur un lit avec une béquille dans le vagin, entourée de deux hommes nus et d’autres habillés.

Coulson, Jammes et Grice ont maintenu au procès que la jeune femme était consentante, prenant même des initiatives.

En se basant notamment sur une vidéo filmée par Coulson, l’accusation évoque plusieurs fellations et l’introduction d’une banane, d’une bouteille et de béquilles dans le vagin de la victime.

La victime tenait difficilement debout

D’après un expert toxicologique, elle aurait eu entre 2,2 et 3 grammes d’alcool par litre de sang. Selon des images de vidéosurveillance, elle tenait difficilement debout à son arrivée à l’hôtel, au point d’être « constamment maintenue » par un des accusés.

Les avocats de la défense, qui ont qualifié les réquisitions de « très lourdes » jeudi, soutiennent que l’attitude de la jeune femme, qualifiée de « pilotage automatique » par un expert psychiatre durant l’audience, ne faisait « aucune ambiguïté » pour leurs clients.

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Une position « insupportable » et « infâme » aux yeux de la partie civile.

Mardi, la justice argentine a prononcé un non-lieu dans la procédure pour viol aggravé qui visait deux internationaux français, Oscar Jegou et Hugo Auradou, estimant que leurs relations avec la plaignante, rencontrée en boîte de nuit, avaient été consenties. L’avocate de cette dernière va faire appel.

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Comments on RugbyPass

G
GrahamVF 1 hour ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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