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UBB : un titre européen, et maintenant le Top 14 ?

Par AFP
Les supporters de l’Union Bordeaux-Bègles réunis en fan zone sur la place des Quinconces à Bordeaux célèbrent la finale de Champions Cup contre Northampton, disputée à Cardiff, le 24 mai 2025. (Photo : Romain Perrocheau / AFP via Getty Images)

Sacré en Champions Cup face à Northampton samedi (28-20) à Cardiff, l’Union Bordeaux-Bègles a décroché le premier titre de son histoire avec comme moteur et leçon l’humiliation subie l’an dernier en finale du Top 14, un affront resté dans les mémoires de tout le club.

Le 28 juin 2024, sur la pelouse du Stade Vélodrome de Marseille, le demi de mêlée Maxime Lucu était longtemps resté prostré, en larmes, après une déroute historique contre un Toulouse impitoyable (59-3). « Franchement, on a tellement bataillé, tellement travaillé, tellement souffert l’année dernière », témoigne le numéro 9, un trophée enfin entre les mains.

« On était passé sous un rouleau compresseur », se remémore Yannick Bru, l’entraîneur de l’UBB. « Franchement on avait terminé une saison très positive par un cauchemar », a-t-il déclaré en conférence de presse, le visage encore rougi de larmes — de joie cette fois.

« On a réussi à tous bien se remettre en question parce que c’est vrai qu’après la claque reçue l’année dernière en finale de Top 14, ce n’était pas dit qu’on gagne la Coupe d’Europe cette année », reconnaît l’ailier Louis Bielle-Biarrey.

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Maxime Lucu et Pierre Bochaton célèbrent la victoire de l’Union Bordeaux-Bègles après la finale de Champions Cup contre Northampton, au Principality Stadium de Cardiff, le 24 mai 2025. (Photo : Gaspafotos / MB Media / Getty Images)

Dès le coup de sifflet de la demi-finale de Champions Cup remportée face au bourreau toulousain (35-18), les visages bordelais ne débordaient pas de l’euphorie qui les animait l’an dernier lorsqu’ils s’étaient qualifiés pour leur première finale de Top 14.

Les joueurs de l’Union sont restés concentrés sur leur objectif : décrocher enfin un titre pour récompenser leur constance dans le dernier carré ces trois dernières années (3 demi-finales de Top 14, 1 de Champions Cup, 1 de Challenge Cup).

« Avec les joueurs qu’on avait, les grands leaders comme Max (Lucu), les joueurs d’exception comme on a un peu partout dans cette équipe, il fallait qu’on se paye maintenant », a savouré le pilier Jefferson Poirot.

« Pas un aboutissement »

Meilleure attaque de la compétition, armée de ses flèches Damian Penaud et Louis Bielle-Biarrey aux ailes, avec Lucu et Matthieu Jalibert à la baguette, l’UBB a également pu compter sur des hommes de l’ombre pour mieux gérer sa saison, et ne pas arriver en finale sur les rotules comme l’an passé.

« On a eu accès au recrutement pour avoir une profondeur plus importante que l’année dernière », éclairait avant le match Thibault Giroud, le directeur de la performance. « Ça nous a permis d’avoir plus de choix sur le fait de faire tourner les joueurs. On a été beaucoup plus chanceux aussi sur les blessures. »

Avec toutes ses forces vives, l’UBB a fini par faire plier les Saints, eux émoussés. « On avait de la fraîcheur, que n’avait pas Northampton, ça a compté dans plein de moments du match », reconnaît Bru.

Pourtant couvert de titres avec Toulouse comme joueur (deux Top 14, deux Coupes d’Europe) ou entraîneur (trois championnats, une Coupe d’Europe), ce titre a une saveur « décuplée » pour l’ancien talonneur, aujourd’hui à la tête de l’UBB. « Le cheminement qui a été fait depuis un an, c’est ça qu’il faut retenir. »

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Mais une fois les blessures de l’affront de 2024 pansées par ce sacre, l’UBB peut-il se remobiliser pour viser un doublé en Top 14, dont il occupe actuellement la deuxième place ?

Si beaucoup de joueurs bordelo-béglais, dont c’est le premier titre de leur carrière, avaient déjà bien entamé les célébrations dans les rues de Cardiff, d’autres au sein du club ont déjà un autre trophée en tête.

« C’est un premier objectif atteint, une récompense pour le travail qu’on a tous fourni, mais ce n’est pas un aboutissement », précise le président Laurent Marti, qui n’a jamais caché sa préférence pour le Top 14. « J’espère qu’on va se remettre en ordre de marche pour aller chercher d’autres titres. »

« Le chemin continue, on a un autre trophée à chasser cette année et on espère bien y arriver », déclare Jalibert, grand artisan de la saison canon de l’UBB, et à l’appétit pas encore rassasié.

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G
GrahamVF 1 hour ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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