Mignoni (RCT) secoue ses joueurs : « ceux qui font des fautes stupides ne joueront plus »
P… 15 ans ! Quinze ans que l’ASM Clermont n’a plus gagné à Mayol. Dernière victoire ? Le 3 septembre 2011, lors de la deuxième journée, sur le score de 0-17. À l’inverse, Toulon a gagné environ 27% de ses rencontres jouées au Michelin à Clermont. Cette saison-là (2011-2012), si Toulouse a été sacré Champion de France, Clermont et Toulon complétaient le podium, dans cet ordre.
Aujourd’hui, à la veille de disputer ce 38e match depuis, c’est pourtant Clermont (8e) qui a le meilleur taux de victoires (54%) sur Toulon (6e). Si le match aller du 12 octobre a été remporté par les hommes de Christophe Urios (27-10), son alter ego du Var, Pierre Mignoni se souvient d’un combat rugueux et il n’attend rien de moins ce samedi 14 février.
Alternant victoires et défaites un coup sur deux, les Toulonnais espèrent gagner en régularité. « Oui, c’est difficile d’être constant sur onze mois, on le sait très bien », a réagi Pierre Mignoni qui, pendant la trêve, a ressassé le souvenir du dernier clash face à la Section paloise.
Ce match à Pau, soldé par une défaite 32-12 lors de la 16e journée, a été particulièrement compliqué pour le RCT qui a enquillé jusqu’à 16 pénalités et un carton jaune en prime – pire que Perpignan qui tourne en moyenne à 12,4 pénalités par match. Une situation qui a commencé à se dégrader à la 49e minute lorsque les Palois ont marqué trois essais en dix minutes. De quoi agacer le manager toulonnais qui l’a encore en travers de la gorge.
« Oui j’en ai un peu marre, mais comme tout le monde, de montrer un double visage. Encore une fois, où je suis un peu déçu, c’est que sur la première mi-temps de Pau – je suis désolé qu’on déplaise à qui veut pas l’entendre – pendant quarante-huit minutes on est là.
« Pas qu’au niveau du score, on est là dans l’intensité. C’était pas un grand match de rugby, mais on est là sur un match à l’extérieur. Je pense que c’était plus à Pau de douter, en tout cas sur les trente dernières minutes, mais ça a été nous. Ça a été nous pour la discipline. »
La guerre à la stupidité
« Il est clair que je vais rien laisser passer. Les mecs qui font des fautes, ils ne joueront pas. Voilà. Quand je dis des fautes… On fait toujours des fautes dans un match, mais quand on fait dix-huit ou vingt fautes, c’est pas nous. On est capables de bien mieux faire, on l’a fait », enrage-t-il.
« Ça veut dire que quand tu commences à sortir du match, que tu fais des fautes stupides, des fautes inutiles, comme c’est arrivé, que tu donnes à l’adversaire le bâton pour te faire battre, quand tu donnes à l’adversaire la possibilité d’aller dans tes cinq mètres, faire des ballons portés où tu défends très mal… c’est beaucoup trop pour gagner à l’extérieur. Donc voilà, c’est clair : si on n’est pas intelligents, on jouera pas. »
« Je l’ai dit après le match, c’est de la stupidité. Déjà, il faut être intelligent à ce jeu, et c’est toujours pareil et c’est toujours le cas : il faut être intelligent. Il y a des fautes que malheureusement tu ne peux pas éviter, parce que tu es coincé, parce que tu as des circonstances qui font que c’est difficile de faire zéro faute. J’ai joué, je sais ce que c’est », indique l’ancien demi de mêlée (1996-2007).
« Mais quand tu es en retard sur un ballon, ou quand tu grattes un ballon pour rien, toutes ces choses-là, ça montre que tu manques de lucidité, d’intelligence, et que tu n’es pas dans le match. Peut-être que pour certains, ils sortent du match et ils pénalisent énormément l’équipe. Donc ces joueurs-là, et je leur ai dit, c’est table rase : ils joueront pas. »
C’était la 7e défaite de rang à l’extérieur pour les Toulonnais (181 pénalités) qui arrivent 4e au classement de l’indiscipline depuis le début de la saison derrière Perpignan (185), le Racing 92 (183) et Bayonne (181).
Actus, exclus, stats, matchs en direct et plus encore ! Téléchargez dès maintenant la nouvelle application RugbyPass sur l'App Store (iOS) et Google Play (Android) !
