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Les confidences de Uini Atonio, passé de l'autre côté

Uini Atonio lors de l’échauffement avant le match de Top 14 entre Montpellier et La Rochelle au stade de Montpellier, le 4 octobre 2025. (Photo : Gabriel Bouys / AFP)

Son dernier match remonte au 7 juin dernier. Au bout de trois minutes, la saison de Uini Atonio était finie prématurément et le début de la prochaine compromis. Du moins, sur le terrain. Le pilier droit de 35 ans a subi une opération chirurgicale peu après une désinsertion de l’ischio-jambier, ce qui l’a conduit à rester sur le bord du terrain, au moins jusqu’en décembre.

Car s’il est blessé, le joueur n’en reste pas moins très actif avec le staff du Stade Rochelais comme avec celui du XV de France. En début de semaine, William Servat, entraîneur des Bleus en charge des avants, vantait ainsi les qualités de son apprenti, en attendant qu’il revienne en pleine forme pour le Tournoi : « On a discuté avec Ronan (O’Gara, son manager) et son club, il aura la possibilité de venir avec nous pour regarder où on en est de notre projet. Que ce soit au niveau de la stratégie ou de notre manière de jouer à travers notre jeu de passe. Dans la construction de l’équipe, avec une vision à plus long terme, on donne la possibilité à nos joueurs qui souhaitent de venir. Ça en dit long sur leur implication dans le projet.

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Le pilier droit de La Rochelle Uini Atonio quitte le terrain sur blessure lors du match de Top 14 face à Pau, au stade du Hameau, à Pau, le 7 juin 2025. (Photo : Romain Perrocheau / AFP)

Mais le coaching, ce n’est pas tant le truc d’Atonio. « Ma priorité est de rester joueur », affirme-t-il dans les colonnes de Sud-Ouest. « Je ne suis pas complètement dans le staff. Je suis plus tourné à 100 % vers ma rééducation pour revenir sur le terrain. Je ne vais pas me consacrer à 100 % au fait d’être entraîneur alors que dans quelques mois je serai peut-être sur le terrain. »

Néanmoins, ce qui l’intéresse est la transmission de son expérience : « J’en avais envie. La transition joueur-coach est délicate, surtout pour moi qui pense encore à jouer avant de passer de l’autre côté. C’est à moi de trouver le bon équilibre », dit-il. « C’est bien d’expliquer aux piliers comment faire une mêlée ou porter le ballon, mais si tu n’y arrives pas toi-même, tu n’es pas crédible. »

« J’en avais envie. La transition joueur-coach est délicate, surtout pour moi qui pense encore à jouer avant de passer de l’autre côté. C’est à moi de trouver le bon équilibre »

« Même si je suis focalisé sur ma blessure, il y a toujours des jeunes piliers ou 2e ligne qui viennent dans la journée me demander des conseils. C’est là où il faut switcher en mode coach. »

Le Néo-Zélandais d’origine a-t-il pris la grosse tête depuis qu’il est entraîneur assistant ? « Mes partenaires savent que j’aime rigoler, je peux très bien être sérieux et deux minutes plus tard, rigoler. C’est aussi une façon de travailler qu’il ne faut pas oublier. Petit, quand j’ai commencé ce sport, ce n’était pas pour jouer au rugby mais pour rigoler avec les copains. Il faut toujours garder ça en tête. Tu ne viens pas pour faire la gueule toute la journée et engueuler les mecs. Mais il faut rester crédible, oui », sourit-il.

« Tu ne viens pas pour faire la gueule toute la journée et engueuler les mecs. Mais il faut rester crédible, oui… »

Sa plus grande satisfaction de coach ? « C’est lorsque les joueurs réussissent à faire en match ce que tu leur as transféré dans la semaine. Franchement, ça fait du bien », affirme-t-il. À l’inverse : « C’est évident qu’on perdra des mêlées, mais c’est la manière dont ça arrive qui compte le plus. Et si c’est à cause de ce que j’ai mis en place dans la semaine, je le prends pour moi, ça ne me dérange pas. »

Avec 280 matchs pour La Rochelle et 68 sélections avec le XV de France, l’expérience de Uini Atonio reste inestimable, que ce soit au bord ou sur le terrain.

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U
Utiku Old Boy 3 hours ago
It'll take a brave individual to coach these All Blacks

This is an over-dramatization of the AB HC role IMO. I agree something has been “off” since before the 2019 RWC - even the last Lion’s series and it has not all been down to “improvements” by other teams (although that is definitely a reality). I think Rassie (again) shows how a strong coach manages both the locker room and the public perceptions by earning public and team trust through his strength of character, team innovations and improvement, decisiveness, fairness and owning mistakes. A strong NZ coach should have nothing to fear coming in to this environment. Much as I had hopes for Razor after Hanson II and Foster, I think Kirk’s decision is the right one as it was obvious to many of us, the “trajectory” was not there. Same mistakes, confusion under pressure, lack of progress and worst, capitulation. The key is not who will take on the role, but who is selected for the role. I think the leading candidates are JJ, Rennie, Mitchell and somewhere a role for Schmidt and/or Wayne Smith. Razor’s biggest “failure” was his hesitancy, persisting with failing selections, being positive at the cost of being real and the aura he gave off of not knowing where the “fixes” were. The job came too soon for him but he can learn from it and grow. Hopefully, the new guy is bold and strong and has a good team around him because the other big failure of Razor’s tenure was his coaching team was also not ready for the big leagues.

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