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Face à l'Irlande, les Bleues connaissent la musique : "Un match de jeu au pied, de pression, d’organisation"

Northern Ireland , United Kingdom - 22 March 2025; Carla Arbez of France kicks under pressure from Erin King of Ireland during the Women's Six Nations Rugby Championship match between Ireland and France at Kingspan Stadium in Belfast. (Photo By Ramsey Cardy/Sportsfile via Getty Images)

Le XV de France féminin s’apprête à vivre une rencontre en terrain connu dimanche à Exeter. Pour son quart de finale de Coupe du monde, il croisera en effet l’Irlande, qu’il a l’habitude de défier chaque année pour le Tournoi des Six Nations. Avec succès puisque la victoire a été au bout les sept dernières fois dans cette compétition. La série se porte même à 8 victoires de rang si on ajoute le match de poule de Coupe du monde en 2017 (21-5).

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De fait, les Bleues savent parfaitement à quoi s’attendre pour leur quart. « C’est une équipe très stratège, qui a quand même une joueuse comme Dannah O’Brien, avec un jeu au pied millimétré, calculé, décrit le co-sélectionneur David Ortiz. Il n’y a pas un temps de jeu de trop. C’est une équipe prête à renvoyer la pression. Je pense que ça va être un match de jeu au pied, de pression, d’organisation. Elles vont se nourrir des petites erreurs. Ce n’est pas une équipe faible, c’est une équipe prête, stratégiquement, à nous jouer. »

Avec les limites qui sont les siennes. En phase de poules, les Irlandaises ne se sont pas baladées contre l’Espagne (43-27) et ont été réduites à l’impuissance lors de la finale du groupe contre la Nouvelle-Zélande (40-0). Des Black Ferns qui ont construit patiemment leur victoire pour faire gonfler le score en fin de partie. Cette même patience évoquée comme une clé potentielle du succès pour les Bleues dimanche.

“On s’est aperçu que c’était une équipe qui, si on lui imposait le rythme, finirait par craquer”

Lors de la dernière confrontation entre les deux équipes, à Belfast, les partenaires de Manae Feleu n’avaient pas eu la partie facile. Accrochées à la pause (10-10), elles avaient dû en plus gérer le carton rouge de Gabrielle Vernier juste après la reprise et n’avaient vraiment pris de l’air qu’en fin de match. « On les a jouées en mars, on s’est bien fait secouer, se souvient Ortiz. Et paradoxalement, cette opposition nous a permis de comprendre comment on devait les jouer. On s’est aperçu que c’était une équipe qui, si on lui imposait le rythme, finirait par craquer. » Comme cela a été en partie le cas face à la force tranquille neo-zélandaise.

« Notre organisation défensive doit nous permettre de gérer l’erreur mais aussi le champ profond, qui va être sollicité par le jeu au pied, poursuit Ortiz. À nous de nous organiser stratégiquement. C’est ce qu’on a fait toute la journée mardi avec les filles, bien préparer ce match sur l’aspect stratégique, parce que c’est cette dimension-là qui va dominer sur ce match. »

Montées en puissance depuis leur entame mi-figue mi-raisin face à l’Italie (24-0), les Bleues ont montré qu’elles avaient aussi de la ressource dans ce domaine, s’adaptant parfaitement aux morphotypes puissants des Sud-Africaines, que ce soit dans l’engagement pour annihiler leurs ambitions offensives ou en attaque pour leur faire très mal (57-10). Une performance référence pour aborder avec confiance cette nouvelle marche dans leur quête de titre mondial.

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G
GrahamVF 1 hour ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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