« Il n'y a pas de miracle, c’est à Lourdes, ça » : comment Urios interprète la première victoire de Vannes
Vannes a attendu la dernière minute pour décrocher sa première victoire de la saison, samedi 24 octobre contre Clermont (27-26), lors de la 7e journée du Top 14. Réduits à quatorze après la blessure d’Inia Tabuavou, les Bretons ont remonté un retard de dix-sept points avant de passer devant sur une transformation d’Anthony Bouthier.
Dans le silence de la Rabine, son coup de pied a offert aux Vannetais leur premier avantage du match, aussitôt salué par un rugissement des tribunes. Quelques instants plus tôt, le capitaine Francisco Gorrissen avait inscrit l’essai qui leur permettait encore de croire à la victoire.
« Notre rugby n’est pas assez bon »
Clermont avait pourtant longtemps tenu la rencontre. Face au vent, dans des conditions difficiles, les joueurs de Jean-Noël Spitzer avaient accumulé les maladresses et les fautes en première période. Leur retard à la pause (6-16) restait raisonnable au regard de leurs difficultés, mais l’essai de Giorgi Dzmanashvili, peu après la reprise, semblait les éloigner davantage d’un premier succès (6-23).
Les Auvergnats n’ont pas su préserver cette avance. Christophe Urios regrettait surtout le manque de précision de son équipe, sans remettre en cause son engagement.
« Il y a pas de magie, il y a pas de miracle. C’est à Lourdes, ça, il n’y en a pas tout le temps », a-t-il déclaré. « Je trouve que notre état d’esprit et la mentalité étaient très bons. Franchement, c’est très bien. C’est le premier point et ça, ça mène à la performance. Après, aujourd’hui, ce qui pêche, c’est notre rugby. Il n’est pas assez bon, il n’est pas assez précis On l’a vu aujourd’hui, encore une fois, même si on l’a contrôlé, le match, je trouve. Mais il y a des choses, à des moments, où il faut qu’on soit encore plus forts. Et ça, la partie technique, quand elle est à améliorer, il faut travailler.
« J’ai trouvé qu’on était plus fort qu’eux »
« Je trouve qu’on a plutôt bien contrôlé la partie, j’ai trouvé qu’on était plus fort qu’eux. Après, en n’étant qu’à +6 en fin de match, on savait que ça pouvait arriver et malheureusement c’est arrivé. Je regrette ces moments clés du match où on aurait pu tuer la rencontre et on n’a pas réussi à le faire. »
Vannes a effectivement progressivement repris pied grâce aux essais de Milenium Sanerivi (57e), puis de Ioane Iashagashvili (67e). Même la sortie de Tabuavou, à dix minutes du terme, n’a pas arrêté les Bretons, qui ont poursuivi leur remontée jusqu’à l’essai de Gorrissen et la transformation décisive de Bouthier.
« C’est un véritable coup de massue parce que c’est encore une défaite et qu’encore une fois sur 80 minutes, on n’a pas la maîtrise à 100% (…) », regrettait Anthime Hemery, troisième ligne de Clermont. « Je ne pense pas que ce soit mentalement parce que tout le monde a envie de bien faire sur le terrain et envie de gagner les matchs, mais il y a des moments où quand on a des opportunités, il faut qu’on les saisisse et qu’on soit disciplinés dans des moments-clés. »
Pour Clermont, cette défaite laisse peu de temps avant la réception du Racing, un rendez-vous déjà présent dans les propos d’Urios.
« Il faut aller vite. Il faut aller vite parce qu’on a des matchs qui arrivent, qui sont importants, à commencer par le Racing, qu’on n’arrive pas à battre depuis deux ans. On s’attend à un beau défi », a conclu le manager de Clermont.
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