France - Fidji : les pièges que les Bleus doivent éviter, selon Antoine Dupont
Le bilan des confrontations pourrait rassurer les Bleus, avec onze victoires en douze rencontres depuis leur première rencontre en 1964. Antoine Dupont préfère se souvenir de la seule défaite, concédée en 2018 au Stade de France (21-14). Avant de retrouver les Fidji ce samedi 7 novembre à Lyon, le capitaine français appelle à « retenir les leçons du passé ». Ce soir-là, rappelle-t-il, la France « avait failli stratégiquement ».
Ne pas se laisser bercer par les chiffres
Neuvièmes au classement mondial, contre une quatrième place pour les Français, les Fidjiens ont aussi connu des résultats difficiles cet été, notamment en Angleterre (73-8). Mais ces écarts ne disent pas tout de l’équipe qui se présentera à Lyon. Onze joueurs de Top 14 figurent sur sa feuille de match, autant d’adversaires dont les Bleus connaissent les qualités.
« Je pense qu’il y a juste à regarder la composition de l’équipe pour que tout le monde soit concerné, ils ont des joueurs aux qualités extraordinaires, qu’on voit briller tous les week-ends dans notre championnat, donc on ne peut pas être suffisants, commencer ce match en demi-teinte », prévient Dupont.
Le premier danger serait donc la suffisance, face à une sélection que la France a toujours battue depuis 2018, mais qui lui avait encore inscrit 21 points l’an dernier à Bordeaux (34-21).
Ne pas perdre le fil du match
Le souvenir de 2018 porte aussi sur la manière de conduire la rencontre. Dupont était entré en seconde période, tandis que Jefferson Poirot, également présent samedi, avait débuté à gauche de la mêlée. Geoffrey Doumayrou, désormais chargé de la défense française, avait lui aussi participé à cette défaite.
En face, quatre joueurs présents lors de ce succès figurent encore sur la feuille de match fidjienne : Lomani, Volavola, Yato et Mawi. Les Bleus ne seront donc pas les seuls à se rappeler cette soirée. Au-delà de l’engagement, ils devront éviter de perdre leurs repères et garder la maîtrise de leurs choix.
Ne pas regarder déjà vers l’Afrique du Sud
Après les Fidji viendront les doubles champions du monde sud-africains, puis l’Argentine et un match de classement à Twickenham. L’enchaînement donne du poids à ce mois de novembre, mais le premier rendez-vous ne peut pas être réduit à une préparation des suivants.
« Même si on était habitués à jouer ces matchs internationaux de novembre avec beaucoup de sérieux, ça rajoute quand même une saveur différente », estime Dupont à propos du Championnat des Nations.
« Je pense que ça donne un attrait supplémentaire à ces matchs de novembre et ces anciennes tournées d’été. (…) Ça donne une nouvelle compétition, plus de challenge, plus d’envie de gagner les matchs, plus de sens. »
Préparer le Mondial sans négliger le présent
À moins d’un an de la Coupe du Monde de Rugby, le capitaine voit dans cette succession de rencontres une occasion de mieux préparer le groupe aux exigences d’une phase finale.
« La seule fois où ça pourrait arriver c’est en Coupe du monde, où pour le moment on n’est pas arrivés assez loin pour être dans ce contexte-là, mais ça peut s’y apparenter », dit-il.
« Ça nous donne une expérience collective supplémentaire. Donc, même si là on perd un match, on ne sera pas éliminés. Dans la préparation, l’anticipation des matchs, des efforts qu’il va falloir fournir, c’est une bonne expérience pour tout le monde pour se préparer à l’année prochaine », poursuit Dupont.
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