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La justice aide l'USAP à faire le ménage parmi ses supporters indélicats

Les supporters et les fans accueillent les joueurs de l'USA Perpignan lors du match de Top 14 entre l'USA Perpignan et le Castres Olympique au stade Aimé-Giral de Perpignan, le 15 février 2025. (Photo par IDRISS BIGOU-GILLES / AFP) (Photo par IDRISS BIGOU-GILLES/AFP via Getty Images)

« On s’en prend un peu vite à l’USAP », avait réagi François Rivière, le président de l’USAP, au lendemain de l’affaire du doigt d’honneur d’une supportrice de Perpignan à l’encontre de Matthieu Jalibert lors de la dernière journée du Top 14, avant la trêve.

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« Cette supportrice et son doigt d’honneur, je crois savoir, d’après ce qu’on me dit, qu’elle est elle-même un peu gênée de la tournure que ça a pris. C’est quelqu’un qui n’a peut-être pas une vie très simple », avait-il confié à Ici Roussillon. « En tout état de cause, il n’est pas question pour moi de ne pas soutenir l’ensemble des supporters qui sont juste remarquables. »

Reste qu’une frange peu éduquée aux valeurs du rugby parmi les supporters de Perpignan ne cesse de ternir l’image du public d’Aimé-Giral. Dernier exemple en date, celui de ce supporter sanctionné de six mois d’interdiction de stade par le tribunal de Perpignan, pour avoir lancé de la bière en direction d’un arbitre en mai 2024.

Une frange peu éduquée aux valeurs du rugby parmi les supporters de Perpignan ne cesse de ternir l’image du public d’Aimé-Giral

La scène remonte au 11 mai 2024 à l’issue du match de Top 14 Perpignan-Clermont remporté par l’équipe auvergnate (35-28). L’arbitre Jérémy Rozier – qui vivait alors sa deuxième saison de Top 14 – avait été chahuté par une partie du public catalan lors de son retour au vestiaire.

Un supporter avait jeté de la bière en direction de l’officiel, alors encadré par le service de sécurité. Le journal L’Indépendant évoquait à ce moment-là « un gobelet à bière en plastique (lancé) dans sa direction sans que celui-ci ne le touche ».

Un peu plus tôt, Rozier avait sorti trois cartons jaunes en seconde période envers trois joueurs de Perpignan, ce qui n’avait visiblement pas plu au public. Juste après la rencontre, le manager Franck Azéma avait tenté d’expliquer que l’arbitrage n’avait rien à voir dans la défaite de son équipe.

Sous le coup d’un sursis, le club de Perpignan avait déjà écopé d’une amende 25 000 euros, infligée par la Commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby.

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L’USAP avait alors décidé de porter plainte contre le supporter identifié grâce à la vidéo-surveillance du stade. Convoqué par la justice, le supporter a été condamné mercredi 12 mars par le tribunal de Perpignan à une interdiction de se rendre au stade Aimé-Giral pendant six mois, jusqu’en septembre 2025.

L'entraîneur de l'équipe de Perpignan, Franck Azema, sur le terrain avant le début du match de Top 14 entre l'USA Perpignan et l'ASM Clermont Auvergne au stade Aimé-Giral de Perpignan, le 11 mai 2024. (Photo de Matthieu RONDEL/AFP) (Photo de MATTHIEU RONDEL/AFP via Getty Images)

L’USAP a toujours condamné ce genre de comportements d’une partie de ses supporters.

« Il y a des débordements mais il ne faut plus que ça arrive. Pour nous (le club), ça fait partie des dossiers qu’on doit suivre de près en ce qui concerne nos infrastructures, comment on se positionne durant le match, comment on arrive à maîtriser ces choses-là et s’il y a des gens qui ne sont pas dans cette façon de se tenir, il faut les sortir. Tout le monde nous a dit que le rugby représentait des valeurs et c’est à nous de les défendre aussi et il faut faire attention à ça. On peut avoir de la ferveur, de l’enthousiasme et de la passion mais pas de cette manière », arguait Azéma il y a un an.

Force est de constater que le chantier est toujours en cours.

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G
GrahamVF 1 hour ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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