Montauban s'interdit d'être résigné : « Personne n'y croit, mais nous, on doit y croire »
Malgré la position très délicate de son équipe, lanterne rouge du Top 14 à sept longueurs de la place de barragiste, le manager du promu Montauban, Sébastien Tillous-Borde, assure croire en ses hommes et en leur capacité à se maintenir, à 48 heures d’accueillir Bordeaux-Bègles.
Avec sept points de retard sur Perpignan et 21 sur Lyon, premier non-relégable, croyez-vous toujours au maintien ?
Oui, bien sûr. Il reste 11 matchs et 55 points à prendre. On n’en a pris que 7 jusque-là. Mathématiquement, on n’est pas morts. Tant qu’il y a une chance de se sauver, il faut tout faire pour y arriver et aller chercher ce maintien. Ça passera par une victoire samedi, à la maison, et sur les autres matchs à domicile. On reçoit six fois, on se déplace cinq fois. Notre calendrier est quand même favorable. Bien sûr que j’ai envie qu’on se maintienne, et surtout que ce groupe prenne conscience qu’il est capable de le faire. C’est leur histoire. Personne n’y croit, mais nous, on doit y croire.
Allez-vous justement utiliser ce levier du « seul contre tous » avec vos joueurs ?
Oui, parce que pas beaucoup de gens croyaient en nous avant, encore moins y croient aujourd’hui. Mais le coach et le staff y croient, c’est ça le plus important. La saison dernière, c’était une situation similaire, personne ne croyait en nous pour le titre de Pro D2, pourtant on est allés au bout. On est capables de faire de grandes choses. Je connais mes hommes. Maintenant, à nous tous d’aller au bout des choses.
🟡🔴 ????????? 31 VS 08 ?????? 🟢⚫️
Dans des conditions dantesques, Sapiac a tenté mais n’a rien pu faire face à son concurrent direct. RDV la semaine prochaine à domicile pour la réception de l’UBB#AllezSapiac #GreenArmy #USAPUSM pic.twitter.com/u2wyXMXOfA
— USM Sapiac (@UsmSapiacRugby) January 24, 2026
Les joueurs ne croient pas au maintien, selon vous ?
Une partie des joueurs y croit à 200%, une autre y croit moins… Ce n’est pas facile quand tu viens de Pro D2 et que tu montes en Top 14. Il faut être présent tous les week-ends, s’entraîner tous les jours. Le niveau d’exigence est différent. En Pro D2, la vie est plus simple, tu as plus de temps pour toi et ta famille. En Top 14, c’est un investissement constant, il faut être à 100 % tout le temps. Tous les joueurs n’étaient pas forcément habitués à ça.
« Si on décide tous ensemble de le faire, je sais qu’on en est capables »
Comment allez-vous, dans le staff, jongler entre gestion physique et mobilisation mentale ?
On a besoin d’un électrochoc. On a vécu un an et demi ensemble, on a été champions ensemble. Maintenant, on peut créer quelque chose d’incroyable : se maintenir. Si on décide tous ensemble de le faire, je sais qu’on en est capables. Il faut se demander ce qu’on veut laisser à ceux qui partent, à ceux qui arrêtent. Dans six mois, c’est fini. Cette équipe ne sera jamais plus la même. On ferme la page et il faut en prendre conscience.
Pensez-vous déjà à la saison prochaine ?
On est prêt à être en Pro D2, prêt à évoluer en Top 14, ça ne change rien au projet. On est monté, si on descend ce serait logique, on n’était peut-être pas armés pour monter. Si on reste, c’est un exploit. Un deuxième exploit.
Bordeaux-Bègles a été surpris à domicile la semaine dernière. Cela ne va-t-il pas piquer leur orgueil ?
À chaque fois qu’on reçoit ces équipes, elles ont perdu chez elles la semaine d’avant (rires) ! L’UBB, c’est très costaud devant, ils ne sont pas champions d’Europe en titre pour rien. Il n’y a pas beaucoup à réfléchir, on va simplement faire un grand match de rugby devant nos supporters pour espérer gagner. Y croire, moi j’y crois, mais ce n’est pas suffisant. Je fais en sorte que ça se matérialise.
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*Disponible en live dans certaines régions.
