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Madoussou Fall, bien dans ses fringues, bien dans son rugby

Par AFP
BELFAST, IRLANDE DU NORD - 22 MARS : Madoussou Fall-Raclot (France) se saisit du ballon lors du match du Tournoi des Six Nations 2025 entre l'Irlande et la France au Kingspan Stadium le 22 mars 2025 à Belfast, Irlande du Nord. (Photo Charles McQuillan/Getty Images)

Encore précieuse contre l’Irlande, la deuxième ligne Madoussou Fall-Raclot sera un élément clé de la défense française samedi contre l’Écosse lors du Tournoi des Six Nations, notamment grâce à son physique impressionnant avec lequel elle s’est réconciliée et qu’elle promeut via sa marque de vêtements.

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Avec une stratégie portée sur la dépossession, la défense joue un rôle crucial dans les chances de succès des Bleues. Et pour enchaîner les interventions, quoi de mieux qu’1,87 m de puissance comme celle de Madoussou Fall-Raclot.

Avec 20 plaquages à Belfast lors de la première journée du Tournoi des Six Nations (victoire 27-15), elle a été la meilleure joueuse dans cet exercice, avec une activité incessante, particulièrement en début de match.

Plaquages gagnés par joueur

1
Madoussou Fall Raclot
20
2
Niamh O'Dowd
14
3
Manae Feleu
14

« Elle met de l’avancée autant défensivement, avec des plaquages hyper offensifs, qu’en attaque. C’est hyper attractif pour nous parce que forcément, on a toute envie de la suivre », souligne la troisième ligne Charlotte Escudero.

« Quand on a une copine à côté qui met un gros plaquage, on a envie de faire pareil. C’est vrai que dans ses attitudes, c’est vraiment un leader autant offensif que défensif. C’est plus sympa de l’avoir avec nous que contre », sourit la Toulousaine, qui doit parfois croiser le fer avec Fall-Raclot quand elle affronte son club, le Stade Bordelais, double champion de France en titre.

« Le rugby m’a énormément aidée à m’accepter »

Désormais bien installée en équipe de France, la deuxième ligne aux 35 sélections a fait de sa taille et sa puissance une force. Sur la feuille de match samedi, elle sera la quatrième joueuse la plus capée côté français.

« Le rugby m’a énormément aidée à m’accepter et m’a montré que j’avais une place tout simplement », a-t-elle raconté quelques semaines avant le début du Tournoi dans les locaux d’un sponsor de la compétition, Sage.

Le rugby féminin a aussi changé de regard dans l’image du grand public, juge-t-elle. « Il y a quelques années, j’en ai entendu des belles. C’était ‘C’est un sport d’homme, pourquoi le rugby, un sport de prisonniers ?’ Maintenant, quand je dis que je suis rugbywoman, les gens sont ‘Je pensais que tu étais basketteuse, mais c’est super ça, c’est aussi un bon sport’ », illustre-t-elle, soulignant le rôle d’autres modèles comme l’Américaine Ilona Maher.

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Maher est de loin la personnalité la plus suivie du rugby sur les réseaux sociaux tous sexes confondus. Médaillée de bronze aux Jeux de Paris-2024 en rugby à VII, elle y a aussi acquis une solide notoriété, notamment en répondant avec humour aux critiques sur son corps.

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Entre le rugby et sa marque de vêtements, son cœur balance

Ce chemin vers l’acception de soi se prolonge aussi dans l’activité extrasportive. Comme toutes les joueuses de rugby en France, Madoussou Fall-Raclot n’est pas entièrement professionnelle. Son statut d’international lui permet d’avoir un contrat avec la FFR qui couvre 75 % du temps, mais elle et toutes ses partenaires doivent associer cela avec des études ou un travail.

Elle a choisi de se consacrer à une marque de vêtements, Imani, qui a une attention spécifique pour les grandes tailles. « Elle est dédiée à ma mère que j’ai perdue il y a quelques années et qui était aussi grande que moi », explique Madoussou Fall-Raclot.

« Ce n’est pas que pour les personnes de grande taille, c’est pour que tout le monde puisse s’habiller et que tout le monde puisse trouver son petit bonheur », ajoute-t-elle. La marque a débuté avec des t-shirts et des pulls, mais espère pouvoir compléter avec d’autres pièces.

« Cette marque-là, c’est moi », appuie-t-elle, estimant que, même si on lui proposait de passer complètement professionnelle en devant renoncer à cette activité, il lui serait « difficile de faire un choix ».

Heureusement pour l’équipe de France, il n’en est rien.

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G
GrahamVF 1 hour ago
The times are changing, and some Six Nations teams may be left behind

The main problem is that on this thread we are trying to fit a round peg into a square hole. Rugby union developed as distinct from rugby league. The difference - rugby league opted for guaranteed tackle ball and continuous phase play. Rugby union was based on a stop start game with stanzas of flowing exciting moves by smaller faster players bookended by forward tussles for possession between bigger players. The obsession with continuous play has brought the hybrid (long before the current use) into play. Backs started to look more like forwards because they were expected to compete at the tackle and breakdowns completely different from what the original game looked like. Now here’s the dilemma. Scrum lineout ruck and maul, tackling kicking handling the ball. The seven pillars of rugby union. We want to retain our “World in Union” essence with the strong forward influence on the game but now we expect 125kg props to scrum like tractors and run around like scrum halves. And that in a nutshell is the problem. While you expect huge scrums and ball in play time to be both yardsticks, you are going to have to have big benches. You simply can’t have it both ways. And BTW talking about player safety when I was 19 I was playing at Stellenbosch at a then respectable (for a fly half) 160lbs against guys ( especially in Koshuis rugby) who were 100 lbs heavier than me - and I played 80 minutes. You just learned to stay out of their way. In Today’s game there is no such thing and not defending your channel is a cardinal sin no matter how unequal the task. When we hybridised with union in semi guaranteed tackle ball the writing was on the wall.

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