Comment l'Usap compte valider l'essai... sur le terrain synthétique du Racing 92
La situation de l’Usap à la veille d’aller jouer le Racing 92 à l’Arena, c’est Hugo Reus qui la résume le mieux : « Samedi dernier il faisait froid, il y avait de la pluie, c’était vraiment un match d’hiver. Là on repasse sur un match d’été directement en l’espace d’une semaine, donc ouais ça va changer, il va falloir s’adapter. C’est un peu plus grisant de jouer un match où on peut essayer d’envoyer du jeu plutôt qu’un match où il a fallu gérer tout le match sur les sorties de camp et sur du jeu au pied. »
Le jeune demi d’ouverture de Perpignan (21 ans) sait bien ce qui attend le club (13e) qui s’est bien dégagé de la dernière place en battant Montauban (14e) la semaine précédente en se confectionnant un petit matelas ; 7 points de différence, mais encore 14 de Lyon qui végète à la 12e place.
« Je vais pas dire que ça soulage, mais ça fait du bien », admet le deuxième-ligne Adrien Warion. « Eux, ils peuvent encore se remobiliser et nous il faut pas qu’on lâche, il faut qu’on continue à travailler comme on le fait depuis plusieurs semaines. »
« L’ambition bien sûr c’est de ramener le plus de points possible. On sait que la course au maintien est pas finie, il va falloir qu’on gratte le plus de points possible. La saison est encore longue, donc le plus de points possibles seront les bienvenus », renchérit l’ancien bleuet Hugo Reus (14 sélections avec les U20).
Pour relever le défi, changement donc de décor : passant d’un temps cataclysmique à Aimé-Giral à un terrain sec, sur terrain synthétique et indoor à Nanterre. « Là c’est sûr que sur ce terrain c’est très différent », euphémise Nicolas Mas, entraîneur en charge des avants qui a rassemblé ses entraînements de la semaine sur le terrain synthétique des Catalans.
« Le synthétique permet d’avoir beaucoup de jeu, beaucoup de séquences de jeu. On a l’avantage d’avoir le synthétique, donc on s’est entraînés dessus et on sait très bien que ça va se jouer sur ça. Ça joue de partout, le ballon fuse plus, les passages au sol sont plus rapides, pour les libérations il faut faire attention pour pas que le ballon rebondisse. On sait que ça sera un match où il y aura beaucoup de temps de jeu et beaucoup de jeu. »
« C’est très différent d’un terrain en herbe. On le sait, tous les matchs qu’on voit là-bas… Forcément la semaine dernière ça finit 35-34… C’est des matchs à beaucoup de points, à beaucoup de jeu, et des essais de partout. »
Vainqueurs à l’arraché de Lyon la semaine précédente, les Racingmen vont vouloir s’imposer une deuxième fois de suite. Une stat leur donne un avantage : cela fait 17 ans que Perpignan n’a plus gagné sur leur terrain, depuis un 14-18 le 6 septembre 2009. Cette année-là, l’Usap s’était hissé en finale face à l’ASM Clermont (défaite 6-19). Depuis 17 ans, donc, neuf rencontres ont eu lieu dans les Hauts-de-Seine avec l’Usap pour un bilan de huit défaites et un nul.
« Pour continuer sur notre bonne période, il faut valider contre le Racing ce week-end », assure Nicolas Mas. « C’est une grosse équipe, c’est au moins un très bon challenge pour nous d’aller là-bas. Maintenant on sait d’où on vient, ce qu’il nous reste à faire et on va y aller. On a travaillé et on ira très très doucement, mais on a beaucoup d’envie pour jouer contre cette équipe qui est, comme je le dis, très très costaud et difficile à manœuvrer. »
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