Les cinq clubs de Top 14 qui ont consulté le CV de Jamison Gibson-Park
Jamison Gibson-Park voit son avenir avec le Leinster et l’Irlande s’écrire en pointillés. Depuis six ans, le Néo-Zélandais d’origine, naturalisé irlandais, est un rouage essentiel de l’ère Andy Farrell, mais la déroute à Paris au prmier jour du Tournoi des Six Nations 2026 a ouvert un cycle de remise en question au sommet du rugby irlandais.
À bientôt 34 ans et en fin de contrat avec le Leinster à l’issue de la saison, il pourrait aborder la Coupe du Monde de Rugby de l’an prochain en Australie sans garantie de rester dans la province qui l’a vu s’imposer comme stratège numéro un. Relégué sur le banc lors de la victoire contre l’Italie au profit de Craig Casey, il a retrouvé une place de titulaire pour le déplacement bouillant à Twickenham face à l’Angleterre, signe que son influence demeure, mais qu’elle n’est plus incontestable.
Formé à Auckland, passé par les Blues puis les Hurricanes avant de rejoindre Dublin, Gibson-Park a empilé 164 feuilles de match avec le Leinster, tout en devenant un cadre du XV du Trèfle avec 48 sélections, auxquelles s’ajoutent trois capes avec les Lions lors de la tournée en Australie l’été dernier.
Il a même été approché par le projet dissident R360, qui lui a soumis une offre massive avant que le lancement de la compétition ne soit repoussé à 2028, laissant le demi de mêlée dans une zone grise contractuelle.
Son profil de gestionnaire rapide, précis au pied et rompu au très haut niveau attire logiquement les regards dans les championnats les plus huppés. En Premiership anglaise, dans le Top 14 et désormais au Japon, son CV circule depuis l’été dernier, preuve que son nom est coché dans plusieurs cellules de recrutement.
Son CV circule en France, mais aussi au Royaume-Uni et au Japon
En France, où la demande pour des demis de mêlée d’envergure internationale est forte, Pau, Bordeaux, Perpignan, La Rochelle et Racing 92 se sont tous positionnés sur ce type de profil, avec des enveloppes jugées confortables à disposition. Au Japon, les Kobelco Kobe Steelers et les Yokohama Canon Eagles ont également inscrit ce poste sur leurs priorités pour la saison prochaine, ouvrant une piste lucrative en Asian League One.
Gibson-Park ne sera toutefois pas le premier international irlandais, et certainement pas le dernier, à utiliser l’intérêt manifesté par l’étranger, en particulier la France, pour amener l’IRFU à la table des négociations.
Comme très peu de joueurs ont changé de club par le passé, les équipes de recrutement françaises ont été réticentes à s’engager lorsqu’on leur proposait des joueurs irlandais, car leur intérêt n’était utilisé que comme un outil de négociation.
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